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 Dis, pourquoi est-ce que mon cœur il bat aussi vite quand tu es là, avec moi... ?

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yeon-in ∞ i hope, soulmate.
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Seol Gwenaël
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MessageSujet: Dis, pourquoi est-ce que mon cœur il bat aussi vite quand tu es là, avec moi... ?   Lun 24 Déc - 21:40

Dis, pourquoi est-ce que mon cœur il bat aussi vite quand tu es là, avec moi... ?

June & Gwenaël
La dernière fois que nous nous étions vus, June et moi, nous nous étions donnés rendez-vous pour se voir une nouvelle fois. C'était exactement une semaine et cinq jours que nous ne nous étions pas retrouvés et il m'avait dit de venir ici pour 14h30. Je n'aimais pas être en retard, surtout lorsque je devais voir June, alors j'étais même arrivé un peu en avance. Je l'attendais sagement à l'entrée du parc, mes yeux plantés sur le sol, sol que je ne détaillais même plus depuis le temps que je le fixais. Un peu nerveux, je triturais mon sac que j'avais passé sur l'épaule. J'avais hâte que June arrive pour que l'on puisse se promener un peu, tous les deux, rien que lui et moi...

June je l'avais rencontré dans un magasin, ou plutôt dans une librairie. J'avais remarqué un livre, que je n'étais pas arrivé à attraper, et il m'était venu en aide. C'était rare que quelqu'un se préoccupe de moi... et généralement cela me faisait toujours un peu peur. Pour moi, la plupart des personnes qui m'entouraient, je n'avais aucune confiance en elles. Elles me voulaient du mal, j'en étais secrètement convaincu, alors je baissais tout le temps la tête quand je marchais et je priais intérieurement pour que l'on ne me remarque pas, que l'on ne me voit pas. J'avais suffisamment souffert dans le passé, et à cause de ça... de cette maladie qui m'habitait depuis que j'étais tout petit.

C'était de sa faute, à ma maladie, si j'étais comme ça... différent. On me disait plutôt idiot, on pensait que je ne comprenais pas le monde qui m'entourait, mais tout cela était faux. Je ne l'étais pas, idiot, et je comprenais bien ce que l'on me disait, où je me trouvais, juste que... que je n'avais pas la possibilité de m'adapter comme tous les autres garçons de mon âge. Je n'avais pas cette capacité à m'avancer vers les autres pour engager une conversation car cela m'effrayait. Moi je souhaitais simplement vivre mon petit bonhomme de chemin et qu'on ne me fasse pas de mal, juste ça...

Et June, dans tout cela, c'était une personne que j'appréciais tout particulièrement. Suite à l'épisode de la librairie, nous nous étions croisés par hasard une nouvelle fois, puis nous avions discuté et nous nous étions donnés des rendez-vous, un peu comme celui-ci. Et il était venu à chaque fois, à chaque fois il ne m'avait pas oublié, jamais. June il était très gentil avec moi, je lui avais déjà donné ma confiance car je lisais dans ses beaux yeux qu'il ne me ferait jamais de mal. Il me parlait doucement, ne haussait jamais la voix et il se préoccupait souvent de moi. Mais il y avait quelque chose en moi que je ne comprenais pas vraiment lorsqu'il se trouvait à mes côtés... Mon cœur avait toujours tendance à se mettre bien plus vite que d'habitude, et cela faisait déjà plusieurs fois. De plus, mes joues se réchauffaient et j'avais souvent un peu chaud. Je ne lui avais jamais posé la question de si lui aussi cela lui faisait pareil, ni ce que c'était qu'il m'arrivait là.

Je me souvenais d'une fois, quand j'habitais encore en France, j'avais été un peu dans le même état quand je pensais à Gabriel, un garçon qui était dans ma classe. J'avais demandé à grand frère et il m'avait répondu que j'étais tombé amoureux. Mais qu'est-ce que cela voulait dire « tomber amoureux » ? C'était comme dans les livres où on s'embrassait et se dire ce mot... « je t'aime » ? J'avais toujours trouvé cela un peu étrange, mais si grand frère disait que cela était être « tombé amoureux » alors je le croyais ; et c'était sûrement ce qui s'était encore passé, mais avec June cette fois-ci... ?

Je haussai les épaules et relevai timidement mon visage, regardant à droite et à gauche rapidement pour vérifier si June arrivait ou non. Je n'avais pas de téléphone portable, je ne savais pas du tout m'en servir, alors je ne pouvais rien faire d'autre que de demeurer stoïque, ici même, devant l'entrée de ce parc, espérant la venue de mon ami. Il me tardait réellement de le retrouver, car à être là tout seul, je commençais à ne pas me sentir très à l'aise. Je me sentais trop à découvert et j'avais peur d'attirer les regards sur moi...

Ce jour-là, je m'étais fait beau, maman me l'avait dit que je l'étais, beau, quand j'étais sorti de la maison pour prendre le bus. J'avais bien attaché mes cheveux blonds en une queue de cheval, mis ma frange sur le côté en la bouclant un peu et j'avais enfilé un jean blanc, un tee-shirt rayé horizontalement rose et blanc, une veste blanche un peu délavée et déchirée (ce que je trouvais d'ailleurs bizarre, nous avions acheté un vêtement tout usé !) ainsi qu'une paire de bottines noires en daim. Grand frère m'avait mis du parfum derrière les oreilles et il m'avait dit de mettre du crayon noir à mes yeux... Cela me gênait un peu lorsque je clignais des yeux, je n'avais pas l'habitude et au début je n'avais pas voulu me mettre du crayon aux yeux ! Les crayons je m'en servais pour dessiner, moi, pas pour me colorier moi...

Un petit soupir s'échappa de mes lèvres et je remarquai finalement deux pieds, là, juste en face des miens. Je laissai mon regard remonter jusqu'au visage de son propriétaire et je fus surpris de découvrir June ! Je tentai un joli sourire, mais j'ignorais si cela ressemblait franchement à quelque chose ; je n'étais pas doué pour sourire...

« B-bonjour June... rougissais-je, j-je suis content de t-te... v-v... voir ! » lâchai-je en faisant un effort non négligeable.



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Woo June
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MessageSujet: Re: Dis, pourquoi est-ce que mon cœur il bat aussi vite quand tu es là, avec moi... ?   Lun 24 Déc - 23:19


Je m'étais levé excité comme une puce, sans réellement savoir pourquoi. J'étais juste heureux de me lever, heureux d'avoir rendez-vous avec Gwenaël, en fait. C'était sa la raison de mon bonheur, aujourd'hui, c'était le rayon de soleil qui allait illuminer la sombre journée d'aujourd'hui. J'avais compris, au bout de plusieurs heures de réflexion intense sur moi-même, plusieurs choses à propos de mes sentiments pour Gwenaël, des sentiments que je ne croyais pas qu'ils allaient au-delà d'une relation assez fraternelle, mais qui s'avérait, au final.. Que je tombais, petit à petit, amoureux de ce petit bout d'chou. C'était assez étrange comme sensation, sa faisait tellement longtemps que je n'avais pas ressentit sa, l'amour, les papillons dans l'estomac, la chaleur sur mes joues quand il me sourit, et mon cœur qui manque des battements quand il me parle ou quand il me sourit chaleureusement. Et j'adore réellement sa, c'est tellement agréable. Toute ses sensations quand je suis vers lui, c'est quelque chose d'inoubliable, d'incroyablement fort, d'incroyablement doux et agréable. C'est incomparable.

Je m'étais donc levé.. « tôt », on va dire. J'étais levé aux environs de 10h, et j'ai traînassé dans mon appartement, seulement vêtu d'un jogging gris, avec mon mugg blanc avec un « I Love New York » dessiné dessus dans une police rigolote de couleur rouge. Mugg qui était rempli de ma dose habituelle et matinale de café bien fort, ce qui ne faisait qu'augmenter ma suractivité. Je mangeais un de mes habituels paquets d'oréos, un de ses gâteaux au chocolat avec une touche de lait au centre, tout en les trempant dans le café noir de mon mugg. Aux environs de dix heures trente, je me suis finalement décidé à bouger du tabouret sur lequel j'étais assis depuis environ une demie-heure pour finalement, traîné mes pieds jusqu'à la salle de bain. J'ai laissé tombé mon boxer ainsi que mon jogging pour me glisser sous la douche. Une bonne douche chaude pour hydrater les pores de ma peau, et tremper mes cheveux blonds, aussi. Je suis resté sous l'eau chaude environ dix minutes, avant de retourner dans ma chambre, avec la serviette autour de la taille. Je balança cette dernière sur les draps de mon lit défait pour enfiler mes vêtements et sous-vêtements. Un jean noir faussement déchiré, un t-shirt blanc avec un imprimé avec des écritures à l'américaine, une longue veste grise aux nuances noires, une fine écharpe noire, et une paire de bottines noires lacées, crées à la manière de Doc Marteens.

Et avant même que j'eusse le temps de quitter ma chambre pour rejoindre à nouveau la salle de bain que mon téléphone sonnait. Je jeta un vague coup d'oeil : « Ma tante. ». Je décrocha rapidement, mais lui expliqua la situation, ce qui me permit de raccrocher assez rapidement. Je ne voulais absolument pas être dérangé, là, à l'instant. Je me préparais, et ce temps de préparation était.. Comment dire.. Précieux, pour moi. Et bien qu'avec mon mini résumé de la situation, ma tante avait réussi à comprendre ce que j'avais mis 10 h à comprendre en l'espace de quelques minutes, de quoi me clouer le bec quelques minutes. Elle me connaissait bien ou alors.. Elle connaissait bien ce phénomène, c'était tout autant probable, c'était certain. J'ai donc balancé mon téléphone portable contre l'oreiller en coton noir et me suis redirigé vers la salle de bain pour m'occuper des milliers d'épis qui composaient ma chevelure blonde. A l'aide d'un peigne, j'ai commencé à les dresser de manières à ce qu'ils soient totalement corrects. Ce qui fut difficile si j'utilisais seulement le peigne.. Je dû donc me résigner à utiliser le.. Lisseur pour que tout soit parfait, et au final, tout laqué pour que tout tienne.

Je ressemblais à une fille, à me faire « belle » ainsi. De la poudre sur le visage pour cacher les toutes petites impuretés, du crayon noir pour souligner mes yeux, et des lentilles couleur chocolat pour rendre plus beau mes yeux d'asiatiques. Il était.. midi, en fait, quand je me décida à sortir de chez moi, mon sac à bandoulière en cuir noir sur mon épaule. Mais, après avoir descendu les escaliers en vitesse de mon immeuble, je les ai remontés aussi rapidement que je les avais descendus pour aller récupérer mon portable, que j'avais oublié, par malheur. J'étais tellement tête en l'air. Je descendis la rue de mon immeuble jusqu'à m'arrêter à un bar pour déjeuner un petit truc. Un sandwich ou un truc du genre avec le café d'après mangé. Sauf qu'il y avait du monde, et je dû raccourcir mon café pour me presser pour prendre le métro. Je ne voulais absolument pas faire attendre Gwenaël, surtout pas. Je ne voulais pas le faire attendre, moi qui habituellement, était toujours très à l'heure, me retrouver en retard pour un jour aussi important, c'était de quoi me tirer une balle.

Heureusement pour moi, j'arrivai pile à la bonne heure, mais il était déjà là quand j'arrivai. Il était si .. beau. Nan vraiment, il était vraiment beau. Ses cheveux coiffés de cette manière, sa le rendait vraiment très mignon. J'adorais... Sa me faisait craquer, c'était assez impressionnant, que quelqu'un arrive à me faire fondre comme de la glace comme ça. Je me rapprocha rapidement, un large sourire sur les lèvres, et mon cœur rata un battement lorsqu'il me sourit, tout en me saluant. « Coucou Gwenaël. » fis-je tout en lui rendant son fabuleux sourire. « Moi aussi je suis content de te voir, tu m'as manqué. » Après avoir prononcé des mots démontrant le manque, je me demanda à moi-même si j'avais réellement prononcé sa à voix-haute, c'était sortit tout seul. Je réhaussa mon sac sur mon épaule tout en souriant avant de lui demander. «  Tu vas bien depuis la dernière fois ? » Je me décala un peu, tout en gardant mes yeux sur lui. « On se ballade ? »





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Seol Gwenaël
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MessageSujet: Re: Dis, pourquoi est-ce que mon cœur il bat aussi vite quand tu es là, avec moi... ?   Mar 25 Déc - 10:47

Le sourire de June c'était quelque chose que j'aimais énormément. Il était toujours très beau, June, et encore plus quand il souriais, quand il me souriait à moi. J'avais toujours aimé voir les gens sourire, je trouvais cela bien plus accueillant, plus chaleureux, qu'un visage terne, fermé, sans aucune envie de quoi que ce soit. Moi je savais que j'avais du mal à sourire convenablement et j'ignorais si je souriais dans les bons moments ou pas, mais j'espérais vraiment que mes sourires faisaient plaisir et montraient que j'étais volontaire pour faire bouger les choses, pour combattre ma maladie. Je souhaitais que l'on me traite comme tout le monde ; étais-je si différent, si spécial qu'on le prétendait ? Ce n'était pas facile pour moi, je réfléchissais énormément, sur tout et n'importe quoi, voulant à tout prix des réponses qui ne venaient jamais... Cela était peut-être à cause de mon quotient intellectuel plus élevé que la moyenne... ? Maman me l'avait dit une fois que j'étais bien plus intelligent qu'elle, et je me souvenais des tests que j'avais dû passer chez ce Docteur, ce psychologue. J'avais eu peur en allant chez lui, j'avais fait une crise maman m'avait raconté.

Mais il n'y avait pas que le sourire de June qui était très beau chez lui, il l'était lui, tout entier, beau, très beau. J'aimais ses jolis cheveux blonds, comme les miens, qui brillaient toujours un peu au soleil, créant de magnifiques reflets dorés. Et puis June sentait bon, je ne connaissais pas cette odeur, mais je saurais la reconnaître à des mètres à la ronde, c'était le sien, celui de June et personne d'autre n'avait le même. Moi je pensais que j'avais beaucoup de chance de l'avoir rencontré. J'avais confiance en lui, je la lui avais donné, ma confiance, parce que je me sentais vraiment bien quand il était là, tout près de moi, avec moi. Il était gentil et beau, alors c'était peut-être pour cela que mon cœur battait aussi rapidement à chaque fois que nous nous retrouvions... ?

Je lui avais manqué. J'avais manqué à June. Est-ce que cela signifiait qu'il avait été impatient de me retrouver car il souhaitait me revoir ou bien était-ce que j'avais failli à quelque chose ? Je ne comprenais pas très bien ce qu'il entendait par « tu m'as manqué », cette notion m'était très éloignée, mais je me doutais que ce n'était pas une mauvaise phrase. Il disait sans doute cela pour me montrer qu'il était heureux de me retrouver.

« J-je suis... c-content de te... r-retrouver m-moi aussi » déclarai-je en sentant de nouveau mes joues s'empourprer

Est-ce que j'avais le droit de vouloir passer beaucoup de temps avec June ? Cette semaine (et ces cinq jours) qui s'étaient écoulés depuis la dernière fois que nous nous étions vus m'avait parue tellement longue... Même si j'avais passé du temps à dessiner, cela ne m'avait pas trop occupé les esprits car dedans ma tête, il y avait June. Tout le temps, tous les jours ! Et ce qui était le plus étrange, c'était que j'avais envie de le toucher, de toucher ses cheveux ou sa main, juste ne serait-ce même que frôler. Il ne m'effrayait pas et je voulais juste rester avec lui parce que c'était l'une des rares personnes qui ne me voyait pas qu'au travers de ma maladie. Il passait outre, parfois même j'avais l'impression qu'elle n'existait pas à ses yeux - et c'était aussi pour cela que j'étais « tombé amoureux » ; enfin, je crois.

« O-oui. » murmurai-je en réponse à sa nouvelle question.

J'allais bien. Je me sentais bien. Je n'avais pas eu de crises depuis un petit moment déjà et même si généralement je ne m'en souvenais jamais, cela me faisait du bien de ne pas me retrouver couvert de blessures dont j'ignorais les causes. Mes bras en avaient quelques unes, de petites cicatrices, et j'avais entendu les médecins dire que je m'étais « mutilé » durant mon moment de folie. Moi, je ne m'en rappelais pas, ni pourquoi j'en étais venu à me faire du mal. C'était sûrement à cause de quelque chose dont j'avais eu peur, ou quelqu'un, ou... qu'en savais-je ?

« Et... et toi ? »

C'était comme ça qu'ils faisaient tous. Quand on demandait si on allait bien, il fallait retourner la question à celui qui nous l'avait posé, cela marchait ainsi, je l'avais appris.

Je sentais toujours son regard sur moi et il prononça de nouvelles paroles. Ce n'était pas une question, pourtant il avait utilisé un ton plutôt interrogatif. Je trouvais cela étrange. Nous n'étions pas, là, en train de nous promener, alors je voulais lui répondre par la négative, mais de nouvelles réflexions trouvèrent une place dans mon cerveau. Voulait-il sûrement se promener, maintenant, avec moi ? Je hochai doucement le visage ; j'étais d'accord pour marcher à ses côtés.

Nous nous avançâmes donc dans le parc, tranquillement, profitant de cette journée plutôt agréable. Je doutais qu'il y eut beaucoup de monde ici, je n'entendais pas trop de personnes discuter ou d'enfants chahuter ; c'était tant mieux. Au bruit je préférais le silence, tout comme à la compagnie je préférais la solitude... sauf si cette compagnie s'avérait être June. June était particulier pour moi.

« J-June... » balbutiai-je timidement sans même m'en rendre compte, mon visage fixant le sol qui défilait sous mes pieds.

J'avais envie de lui parler, de lui dire des choses ; mais que pouvais-je bien lui raconter ? Est-ce que si je lui parlais de la composition chimique de la terre ou encore de la distance que pouvait parcourir une bactérie en une seconde cela l'intéresserait-il ? Certainement que non, car on me repoussait toujours quand je disais des choses de la sorte et on se mettait à rire. On se moquait de moi et je ne voulais pas que June il se moque de moi lui aussi.

« J-June... repris-je en cessant de marcher, tu... es b-beau. »

C'était ce que je pensais, alors je le lui avais dit, tout simplement. Je me mis ensuite à fouiller dans mon sac pour en ressortir un papier que j'avais enroulé comme un rouleau et serré avec un nœud bleu. Je le tendis à June.

« P-pour toi. »

Un dessin, un dessin de lui. J'avais fait son portrait avant-hier soir.



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Woo June
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MessageSujet: Re: Dis, pourquoi est-ce que mon cœur il bat aussi vite quand tu es là, avec moi... ?   Mar 25 Déc - 14:48

Je ne savais pas vraiment pourquoi j'étais tombé amoureux de Gwenaël, peut-être parce qu'il était, spécial, il était une personne incroyablement exceptionnelle, sans contexte, il était quelqu'un que j'adorais découvrir, que j'adorais voir. C'était le genre de personne que je voulais absolument choyé, que je voulais garder pour moi tout seul. J'étais égoïste. Mais seulement pour Gwenaël. Parce qu'une personne comme lui, il n'y en avais pas des milliers, et chaque partie de son être me plaisait, même sa maladie. Elle ne me dérangeait pas, elle le rendait bien différent des autres, cette différence que je trouvais au final.. Charmante. Même si beaucoup de personnes trouvaient sa dérangeant, moi, sa ne me dérangeait pas. Au contraire, sa maladie me donnait une raison de pouvoir le protéger, et réellement être près de lui, même s'il ne me fallait pas vraiment de raison pour être avec lui, pour me balader avec lui. On se donnait rendez-vous, d'un commun accord, et on se baladait, et c'était au fur et à mesure de ses rendez-vous que j'étais tombé dans les filets de l'amour, mais.. Je ne savais pas si j'avais le droit d'être amoureux de Gwenaël. Peut-être que.. Ce n'éait pas réciproque. Je n'avais peut-être pas le droit d'avoir envie de l'embrasser, de prendre sa main ou de le prendre dans mes bras, juste qu'on soit tout les deux. Je ne savais pas si toute ses idées qui parcouraient mon petit esprit avaient le droit d'être ici, si elles avaient le droit de naître. Mais pourtant, j'espèrais.. J'espèrais avoir le droit.

Et aujourd'hui, je m'étais mis dans le crâne que j'allais lui dire, j'allais confesser mes sentiments. Je ne sais pas si j'allais avoir le courage, je ne savais pas si j'aurais le courage de le regarder et de lui dire. Ses yeux avaient tendance à me faire fondre comme de la glace, à me déconcerter, à me perturber. Son visage me perturbait, mais dans le bon sens. Mon coeur battait la chamane ou loupait plusieurs dizaines de battements, ma respiration avait du mal à se contenir, et souvent, mes joues devenaient rouges parce que... Parce que j'étais amoureux de Gwenaël. Mais, honnêtement, sa ne me gênait pas de l'aimer. C'était bien d'être amoureux, on se sentait bien, on se sentait de bonne humeur, sur un petit nuage en coton. Et c'est ce que je ressentais quand j'étais en présence de Gwenaël, j'étais sur un petit nuage.

J'eus un de ses sourires béat quand il me dit qu'il était heureux de me retrouver. Peut-être partageait-il mes sentiments...? En tout cas, ses quelques mots me faisaient sourire, faisaient battre mon coeur plus vite, me rendaient heureux à un point que je n'osais pas imaginer. Que je ne pouvais pas réellement imaginé tellement ce point était haut et puissant, au final.

Je me tourna vers lui, tout en souriant, avant d'acquiescer de la tête quand il me raconta qu'il allait bien. C'était le principal. Et après quelques secondes, il me retourna la question. Et tout en levant les yeux vers le ciel, alors que le vent venait se faufiler entre mes mèches blondes, je lui répondis, joyeusement, comme toujours, ce ton me collait à la peau. J'étais pas quelqu'un de triste. |b] "Oui, je vais bien. Je vais toujours bien quand je suis vers toi."[/b]Je tourna mon visage vers lui, et lui adressa un de mes magnifiques sourires. En le voyant acquiescer a ma question, mon sourire se renforca et on commença a avancer dans le parc.

Il faisait bon aujourd'hui, un lèger vent venait se mélanger a la fraîche chaleur de cet hiver. Il faisait chaud pour l'hiver, mais ce n'était pas si dérangeant que cela, au contraire. Je préfèrais largement une petite chaleur que les grosses vagues de froid qui se déversaient longuement sur la ville. J'aimais beaucoup la neige.. Mais seulement lorsque j'étais chez moi, a l'intérieur, ou sur des photographies. Sinon... C'était pas un truc que j'appréciais plus que cela..

En entendant mon prénom sortir de la bouche de Gwenaël, je pivota sur un pied pour pouvoir le regarder. Oui? demandais-je tout en le regardant, lui qui avais la tête baissée. J'aurais voulu poser mes doigts sur ce visage pour le redresser, mais je n'osais pas, je n'avais pas assez de courage pour entreprendre ce geste odacieux. Mais il était tellement plus beau lorsqu'il gardait son visage redressé et quand il souriait. Il avait un sourire qui ferrait fondre n'importe qui. Moi y compris ..

Mon visage prit une teinte rouge lorsqu'il m'annonça qu'il me trouvait beau. Il ne me l'avait jamais dit, et sa me faisait chaud au coeur. Je crois que mon coeur avait failli s'arrêter a cet instant.. Pourtant, on me le disait souvent que j'étais beau. Souvent des filles de mon école.. Alors qu'elles savaient pertinemment qu'elles n'avaient aucunes chances au vue de ma bisexualité qui s'avançait vers l'homosexualité. La preuve avec Gwenaël. Je m'approcha un peu de lui, tout en souriant et en tentant de garder mon contrôle. "Merci... Toi aussi tu es beau tu sais...

Je me pencha un peu, et comme remerciement, déposa un léger bisous sur sa joue, mes joues redevenant rouges juste après. Je le regarda fouiller dand son sac jusqu'a ce qu'il sorte une feuille roulée en tube avec un ruban pour maintenir le tout. J'eus un petit air interrogateur lorsqu'il me le donna. Je retira doucement le ruban avant de regarder ce qu'il avait dessiné. Je resta quelques secondes stupéfais devant le dessin. "Gwenaël..."commençais en souriant comme un enfant. "C'est magnifique.. mais je suis loin d'être aussi beau.."

Je lui fis un large sourire, avant de ranger le dessin précieusement dans mon sac, dans une pochette en plastique de couleur blanche. "En tout cas.. Merci Gwenaël... Il est vraiment magnifique... Tu dessines vraiment bien !"




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Seol Gwenaël
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MessageSujet: Re: Dis, pourquoi est-ce que mon cœur il bat aussi vite quand tu es là, avec moi... ?   Mar 25 Déc - 18:26

Moi aussi j'étais beau ? C'était une drôle de chose que June il venait de dire là. C'était lui qui l'était, beau, pas moi, même si maman me l'avait dit ce matin. Mais je n'eus nullement le temps de m'attarder davantage sur cela que June déposa doucement ses lèvres sur ma joue pour me faire un léger baiser. Ce fut tout perdu et ne comprenant pas ce qui s'était passé que je fouillais dans mes affaires pour lui tendre mon dessin qu'il déplia soigneusement.

D'un petit coup d'épaule je rehaussai mon sac et je laissai une main glisser sur ma joue, cette même joue où mon ami venait de poser ses lèvres. C'était... nouveau pour moi. Je ne trouvais pas cela bizarre, juste que j'étais interloqué et ne savais pas comment réagir face à ce geste. C'était la première fois que l'on m'embrassait sur la joue... Même maman ne le faisait pas - plus - car elle avait peur qu'en entrant en contact avec moi je me mette à faire une de ces crises tellement redoutées. Mais June m'avait surpris et il ne m'avait pas fait mal, au contraire, j'avais trouvé cela vraiment très agréable. Aussi fallait-il dire que j'avais envie de le toucher, moi aussi, alors s'il venait de lui-même vers moi, je n'avais donc pas à le faire et je m'en sentais légèrement soulagé.

Je revins au moment présent à l'entente de mon prénom. June déclara que mon dessin était magnifique, mais qu'en vrai il n'était pas aussi beau que tel que je l'avais reproduit sur le papier. June il disait un peu n'importe quoi et ce fut pour cette raison que je m'approchais de quelques pas vers lui, une fois qu'il eut rangé le tout dans son sac en me remerciant et me donnant des compliments, et que je levai ma main droite, l'apposant délicatement sur son torse, à l'emplacement de son cœur. Je fermais doucement les yeux, m'imprégnant complètement de cet organe qui battait à un rythme régulier, quoiqu'assez rapide.

Il n'y avait pas que sa beauté physique chez June qui était ravissante ; il y avait également son cœur, son cœur que je trouvais pur et hors du commun, à son image. Hors du commun, mais évidemment dans le bon sens du terme. Hors du commun car il se comportait normalement avec moi, car il me donnait envie de me battre encore plus contre ce syndrome d'Asperger qui me rongeait depuis ma naissance (qu'ils disaient, les médecins), car il était juste là, là pour moi à presque me comprendre et à prendre soin de moi. Toujours. Depuis que nous nous étions rencontrés, il avait pris soin de moi.

Mes paupières se rouvrirent au bout de quelques minutes passées ainsi. Il y avait des personnes qui traversaient le parc, nous prêtant attention ou non, nous contournant pour poursuivre leur chemin ; mais ces personnes-là je n'en avais pas peur contrairement à d'habitude car il y avait June. June était là et lorsqu'il se tenait près de moi, je ne me préoccupais que de lui, je savais que je baissais ma garde, que ce n'était peut-être pas forcément une très bonne idée, mais j'avais envie de prendre ce risque, de prendre ce risque de songer qu'il ne m'arriverait rien, rien du tout.

Je relevai timidement le visage, croisant très vite le regard de mon vis-à-vis avant de regarder de nouveau ma main posée sur son torse. Cela y était, je le touchais. J'avais osé le faire, j'étais parvenu à repousser toutes mes angoisses parce que j'avais confiance en lui, parce que ma confiance en lui venait d'être totale.

« Ici... commençai-je tout bas, ici il y a... i-il y a t-ton c-cœur et... c-c'est... lui, il est, il est b-beau au-aussi. » déclarai-je en fronçant les sourcils pour ne pas fléchir et terminer ma phrase en faisant en sorte qu'elle soit compréhensible.

C'était souvent à cause de cela que les gens ne venaient pas m'approcher ou qu'ils ne restaient pas longtemps à discuter avec moi si jamais ils s'approchaient : mon trouble du langage. Je bégayais, balbutiais, cherchais mes mots, coupais tout le temps mes phrases et je parlais plutôt doucement, sans jamais hausser la voix. On se moquait de moi pour cela, en plus de tout le reste, mais pas June. June il m'écoutait avec attention, il prenait le temps de le faire et il ne me brusquais pas. Je l'aimais beaucoup June. June était particulier pour moi. Il était particulier pour moi. Oui, il était particulier pour moi.

« J-je... » tentai-je de reprendre, mais des larmes vinrent brouiller ma vue et le seul réflexe que j'eus fut celui de me retourner et de frotter mes yeux, dos à June pour ne pas qu'il me voit dans cet état.

Je savais que j'avais déjà fait une crise en la compagnie de June, je ne me souvenais plus de comment elle était arrivée, et June ne me l'avait pas dit non plus, il ne m'en avait tout simplement pas parlé, mais j'avais bien remarqué dans son regard que j'avais fait quelque chose d'anormal, d'hors du commun, mais pas dans le bon sens du terme. Je m'en étais voulu, et je m'en veux toujours, de n'avoir pas su me contrôler en sa présence alors que je m'étais juré de faire des efforts, surtout quand il était là. Si lui me prenait pour une personne normale alors je devais agir telle qu'une telle personne le ferait.

Oublier les crises, ne plus y penser, ne plus vivre dans la peur de les voir ressurgir, n'importe quand, pour n'importe quoi, avec n'importe qui près de moi. Je savais que je faisais souffrir mes proches, ma famille et le peu d'amis que j'avais. Cela ne devait pas être simple de vivre avec un garçon comme moi, cela j'en avais parfaitement conscience et je ne demandais qu'à changer, qu'à être changer, sauf que cela était bel et bien impossible ; je m'en étais déjà rendu compte plusieurs fois auparavant. Je devais vivre comme on m'avait créé et combattre tout cela, alors peut-être que je devais faire mes preuves et que l'on me récompenserait par la suite... ?

Et la seule chose que je désirais plus que tout au monde dans l'immédiat c'était de demeurer auprès de June. Demeurer auprès de June car j'étais tombé amoureux de lui.

Un petit vent déclencha un frisson en moi qui me parcourut de la tête aux pieds et je courus me réfugier tout contre June. Je le serrai dans mes bras aussi fort que je le pouvais, comme si ma vie en dépendait, comme s'il allait s'enfuir, partir sans moi, partir sans moi et loin de moi. Mon visage caché dans ses vêtements, j'étais déconnecté du reste du monde. Il n'y avait plus que lui. June.



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MessageSujet: Re: Dis, pourquoi est-ce que mon cœur il bat aussi vite quand tu es là, avec moi... ?   Mar 25 Déc - 19:51


Gwenaël, je le trouvais beau, il était mignon, il était incroyablement beau, a sa propre façon. Une façon qui le rendait charmant, mignon a croquer. Et d'une certaine manière, il avait toucher mon âme avec cette beauté qui lui était propre, cette douceur et cette fragilité qui me faisait doucement fondre comme un glaçon sous un soleil de juin. Je m'étais imprégner de lui, je l'avais dans la peau, a la manière d'un tatouage indélébile qui portait une signification particulière a mon coeur.

Coeur qui manqua de rater un doux battement lorsque la main de Gwenaël se posa sur mon torse, tout contre là où était situé mon coeur. Je posais mes yeux sur lui, des yeux troublés. Non. Des yeux amoureux, amoureux fous du garçon formidable juste en face de moi. Ce garçon qui faisait battre mon cœur a la chamane.

Ma main posée sur mon sac s'était serrer, doucememt. La tentation était tellement, j'avais les mots sur le bout des lèvres, ces mots qui sur l'instant, devenaient si simple a dire, si simples a prononcés sous cette spontanéité qui c'était intimement installée dans mon esprit. Je voulais les prononcer mais je ne voulais pas non plus, je ne voulais pas le perdre si mes sentiments n'étaient réciproques, sa me briserait le coeur, en miette, complètement brisé. Je ne m'en remettrais surement pas... Oh non, surtout pas..

Et le voir mal me faisait le même effet, mon coeur se brisait un peu, sa me faisait mal.. Douloureusement mal. Sa me rappelait lorsqu'il avait fait cette crise.. Sa ne m'avait pas effrayé, sa m'avait fait mal pour lui, il pleurait et sa faisait douloureusement mal de le voir dans un tel état. Je ne voulais pas le revoir ainsi.. Je ferrais tout pour qu'il aille bien, pour qu'il se sente bien, a merveille. Je ferrais tout ce que je pouvais faire, tout ce qui était en mon pouvoir. L'amour donnait des ailes... et c'était vrai.

J'eus un doux sourire quand il parla de la beauté de mon coeur. Mon coeur était beau.. Je me demandais comment il pouvait être beau.. "Mon coeur est beau... ? Pourquoi tu le trouves beau?" demandais-je en le regardant, l'amour dans mes yeux n'ayant absolument pas diminué.

Mon souffle devenait chaud, plus chaud qu'habituellement a cause de la main de Gwenaël. Je détacha ma main de la lanière de mon sac pour la poser délicatement contre celle de Gwenaël, et la douceur de sa main me fit doucement frissoner. Elle était vraiment très douce, c'était agréable. " Tu...?" Ma voix avait été aussi douce qu'un murmure. Un murmure chaud qui se glissait dans le vent pâle qui s'était installé.

Néanmoins il se retourna et je ne sus quoi faire. Je glissa délicatement ma main sur son dos. Je m'inquiétais. Je m'inquiétais de son état. Je n'aimais pas le voir ainsi, pas du tout. Sa me brisait doucement le coeur. Et il m'inquiéta encore plus lorsqu'il vint se blottir contre moi, me serrant comme si j'allais m'envoler. Je l'enlaça doucement, le plus délicatement possible. "Gwenaël.. Je vais pas partir, tu sais... Je ne compte pas te laisser seul et partir loin." commençais-je sur un ton doux et rassurant. "Je ne te laisserais jamais seul.." finis-je, doucement, c'était presque un murmure.

Je le garda encore un peu entre mes bras, et baissa légèrement mon visage pour venir déposer mes lèvres sur le dessus de son crâne, pour le rassurer. Je le laisserais rester dans mes bras le temps qu'il lui faudrait. Je ne le brusquerais aucunement... Je ne voulais absolument pas sa.


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MessageSujet: Re: Dis, pourquoi est-ce que mon cœur il bat aussi vite quand tu es là, avec moi... ?   Mer 26 Déc - 0:56

Je ne bougeais pas, je tenais toujours June comme s'il allait s'en aller, car c'était de cela dont j'avais peur. Qu'il s'en aille et qu'il me laisse tout seul. Je savais que c'était de méchantes et vilaines choses que je songeais là, surtout que je parlais de June, mais c'était plus fort que moi. Je ne contrôlais pas ce qui se passait dans mes esprits, même si je tentais très fort. J'étais effrayé rien qu'à l'idée de l'imaginer s'enfuir, m'abandonner là, tout seul, et ne jamais revenir pour me retrouver. C'était des pensées ignobles, affreuses, je les détestais et je souhaitais les refouler au plus profond de mon âme, de mon être, mais pourtant... pourtant elles demeuraient bien là, dans ma tête. Dans ma tête que j'enfouis alors davantage contre June ; comme s'il avait la possibilité de me protéger de ces pensées vicieuses, malhonnêtes, mauvaises...

Il ne voulait pas me laisser et partir loin, il ne me laisserait jamais seul ; il venait de me le dire, de me le répéter et ce furent ces paroles-là qui me firent doucement revenir à moi. Je sentais que j'avais évité l'une de ces atroces crises et c'était grâce à lui, grâce à June. D'ordinaire elle m'aurait piégé, cette crise, m'aurait emprisonné et j'aurais cédé, j'aurais craqué, étant dans l'incapacité de lutter davantage contre, et puis je ne me serais rappelé de rien et je m'en serais voulu d'avoir une nouvelle fois fait subir un tel instant à June.

C'était moi qui était un mauvais garçon. Je pensais des choses qui n'avaient absolument pas lieu d'exister. June était différent, lui aussi, des autres garçons que j'avais pu rencontrer en France, ou même ici, en Corée du Sud, et moi, tout ce que je parvenais à faire pour le remercier de toutes ses adorables attentions envers moi c'était de songer qu'il s'en irait et qu'il me laisserait sur place, là, derrière lui, sans bien même se retourner pour me lancer un dernier regard... ? Je n'étais qu'un monstre... On avait eu raison de me donner un tel surnom en France. Un monstre... Un monstre...

Je reniflais sans aucune élégance en me décollant du torse de mon interlocuteur, frottant doucement mon nez, mais ne m'éloignant pas trop de June. Son parfum m'avait déjà envahi et une étrange sensation de bien-être semblait m'enivrer à son tour. Et je voulais encore entrer en contact avec June, encore une fois, juste un peu, quelques secondes... Cela devenait terriblement addictif d'être à ses côtés et mes joues ne manquèrent pas de piquer un fard monumental lorsque j'osai inconsciemment déposer ma main sur la joue de mon ami.

Nous nous regardâmes pendant plusieurs secondes, jusqu'à ce que je repense à sa question. Pourquoi est-ce que je trouvais son cœur beau ? Il ne le savait pas lui-même ? Quand une personne a un beau cœur, elle doit le savoir d'elle-même. Il devait sûrement vouloir s'amuser un peu, n'est-ce pas ? Mais moi je savais pour quelles raisons je le trouvais beau, son cœur, alors j'allais lui répondre, le lui dire.

Ma main glissa de son visage et je me mis à triturer le bas de ma veste.

« I-il est... il est b-beau p-parce que t-tu... tu es g-gentil, commençai-je avec quelques difficultés, t-tu f-fais pas-pas de mal aux g-gens... et t-... t-... ton sourire i-il m-me p-plaît b-beaucoup. » terminai-je au prix de nombreux efforts.

C'était sans doute la première fois que je parvenais à déclarer une phrase aussi longue sans trop hésiter sur les mots. J'avais bredouiller, certes, mais je n'avais pas mis énormément de temps pour mettre un nom sur ce que je souhaitais exprimer. J'étais plutôt fier de moi et ce fut pour cela que je redressai le visage, laissant mes lèvres s'étirer un peu pour offrir un timide sourire à June.

Au même instant, quelque chose me percuta de plein fouet et je me tombais de nouveau dans les bras de June. Paniqué, je regardais tout autour de moi ce qui venait de se passer et il s'agissait de deux enfants qui s'amusaient, qui s'étaient un peu bagarrés et qui m'avait complètement foncés dedans.

« Pardon madame, on a pas fait exprès ! » s'excusa l'un d'entre eux avant d'entraîner son petit camarade à sa suite pour retourner jouer plus loin.

Je n'aimais pas trop les enfants. Ils faisaient beaucoup de bruit pour moi, même si je les trouvais mignons je préférais ne pas m'approcher d'eux. Eux aussi ils me faisaient un peu peur, au fond... Et ce petit garçon m'avait pris pour une fille. Je n'étais pas une fille, j'étais un garçon, mais c'était trop tard pour que j'aille le lui dire. Pourquoi avait-il penser cela ? En plus, ce n'était pas la première fois qu'on me confondait de la sorte... Je n'aimais pas trop cela non plus.

Je rougis encore en me rendant compte que j'étais tombé contre June.

« P-pardon June... »



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Woo June
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MessageSujet: Re: Dis, pourquoi est-ce que mon cœur il bat aussi vite quand tu es là, avec moi... ?   Mer 26 Déc - 11:06


Je gardais Gwenaël dans mes bras, une de mes mains, posées dans son dos, le caressant doucement, comme pour le calmer, pour le réconforter au maximum. Je n'aimais pas quand il était ainsi, enfin, je n'aimais pas le voir ainsi. Je préférais le voir sourire, un sourire qui lui allait si bien, il était vraiment magnifique quand il souriait, il l'était encore plus que d'habitude en fait, mais il n'y avait pas que l'apparence qui comptait, bien que certains croyaient qu'il n'y avait que cela qui permettait d'aimer. Il fallait se dire que l'apparence, d'ici dix petites années, elle changera, l'apparence n'était qu'une phase éphémère, l'apparence n'était pas éternelle. Il fallait se concentrer sur le cœur, sur la pureté de l'esprit de la personne, ce qui, en lui, te donnait la brûlante envie de l'avoir près de toi, il fallait y voir cette flamme, à l'intérieur de la personne que l'on aimait. Et surtout, par dessus-tout, il fallait entretenir cette flamme, il fallait la garder, la soigner.. C'était tout ce qui était important, le reste n'était que secondaire. Il fallait tellement y faire attention.. Mais c'était tellement agréable de s'occuper de cette relation pour que jamais, oh grand jamais, la flamme ne s'éteigne..

Et si par chance, je finissais par être avec Gwenaël, je ferais tout ce que je pourrais en mon pouvoir pour le garder vers moi, pour entretenir cette relation au maximum. Parce qu'il n'y avait rien de pire que de se retrouver avec quelqu'un qui aimait le plus, et quelqu'un qui aimait le moins dans un couple. Car souvent.. Celui qui aimait le plus souffrait du début d'absence de sentiments de l'autre, et c'était douloureux à un point juste incroyable, et je connaissais cette douleur, je l'avais déjà, malheureusement vécu. De toute les relations que j'avais eu, j'avais toujours été celui qui aimait le plus, et qui, à chaque rupture, mettait plusieurs mois à s'en mettre, mais je ne baissais jamais les bras pour trouver quelqu'un d'autre, au contraire, ses erreurs ne faisaient que renforcer cette envie de trouver quelqu'un de mieux, trouver quelqu'un qui ne me prendra pas pour un con.

Je laissa Gwenaël se décoller de moi, tout en gardant néanmoins une de mes mains sur son bras. Je ne voulais pas perdre le contact avec lui. Même si, en quelque sorte, je n'avais pas le droit de garder autant le contact que cela. J'avais néanmoins peur qu'en le touchant, une crise ou une réaction négative se fasse, alors, c'était presque un toucher aussi volatile qu'un frôlement. Mes yeux se fermèrent un peu et mon sourire s'élargit quand la main douce de Gwenaël se posa sur ma joue, et je garda le contact entre nos yeux, et ma main ne quittait pas son bras, même si je doutais qu'il sente ma main, tellement ce contact était volatile, aérien. Et même si je voulais appuyer cette marque, je n'osais aucunement le faire. Et mon sourire s'élargit un peu en entendant sa réponse à la question que j'avais posée un peu avant. « C'est mignon... » commençais-je, ma main venant se poser doucement sur sa joue. «  Mais tu sais que tu as un beau cœur, toi aussi ? Parce que tu es tout aussi gentil que moi, tu es tout ce que n'importe qui chercherait chez quelqu'un, vraiment.. » Je lui souris, et retira doucement ma main pour la passer dans mes mèches blondes, les remettant correctement car elles s'étaient permises de bouger un peu a cause du vent. J'aimais absolument pas être décoiffé, que mes mèches blondes partent n'importe où n'importe comment, sa me donnait l'air légèrement idiot. Ou alors sa me rappelait la tête que j'avais lorsque je me réveillais, lorsque je traînais les pieds pour sortir de ma chambre, des épis de quinze centimètres qui concurrençaient des crêtes de punk, limite. Ou alors, j'avais des petites boucles, comme les petits, des petites boucles blondes ou brunes, sa dépendait de ma teinture, mais sa rendait assez bien, encore, quand c'était bien fait. Mais je préférais largement mes cheveux tout raides.

J'eus à peine le temps de retourner mes yeux sur Gwenaël que celui-ci fondait à nouveau dans mes bras, bousculés par deux enfants qui, dans leur jeu, avait bousculé Gwenaël qui s'était a nouveau réfugier dans mes bras. Et dans un réflexe purement masculin, j'avais glissé un bras autour de sa taille pour le maintenir contre moi, alors que je fronçais les sourcils tout en observant les deux enfants. Pour qui se prenaient-ils ceux-là ? Et en plus de foncer dans Gwenaël, ils l'avaient confondus avec une femme. J'avais franchement envie de retourner les voir pour mettre les choses au clair, mais rien ne servait de s'énerver contre des gamins comme ça. Je m'énerverais pour rien, et je ferrais sûrement peur à Gwenaël en plus de sa car j'avais tendance à partir rapidement au quart de tour, surtout quand il s'agissait d'enfant. Pas que je n'aimais pas les enfants, hein, du tout.. Mais les gamins, de cet âge là, qui s'amusait sans prendre en compte les gens autour d'eux, sa m'énervais pas mal, même s'il n'y avait aucune réelle raison de s'énerver.

J'écarquillais un peu les yeux quand Gwenaël s'excusa. Je soupira un petit peu, tout en souriant, avant de glisser ma deuxième main sur sa joue, la caressant doucement avec mon pouce. « Mais ne t'excuse pas, Gwenaël, c'est pas ta faute.. C'est leur faute à eux, ils avaient qu'à faire attention, tu sais. Ce n'est pas ta faute, donc, aucune raison de t'excuser, ok ? » lui dis-je en souriant, avant de retirer ma main, tout doucement. « Tu sais quoi ? » commençais-je « On va aller plus loin, pour éviter qu'ils ne recommencent, d'accord ? » Je lui souris avant de prendre doucement sa main pour recommencer à marcher, juste histoire d'éviter que de nouveaux enfants viennent nous bousculer. On marcha encore un peu avant de s'arrêter à nouveau, un peu plus loin, près d'un grand arbre, un grand cerisier japonais. C'était un de ses grands arbres, qui, en été et au printemps se mettait à fleurir et créait de jolies boutons de fleurs roses pâles ou roses bonbons. C'était le genre d'arbre sous lequel, dans les films, on faisait de grandes déclarations d'amour, ou on venait retrouver la personne que l'on aimait. C'était le genre de films à l'eau de rose que beaucoup de jeunes adolescentes regardaient, pour se divertir un minimum, mais qui ne manquaient pas de les critiquer non plus, au vu de leur ridicule amour. «  Au moins, ici.. On serra sûrement pas déranger par des enfants. » lui dis-je, en souriant, sans pour autant retirer ma main de la sienne.




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Seol Gwenaël
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MessageSujet: Re: Dis, pourquoi est-ce que mon cœur il bat aussi vite quand tu es là, avec moi... ?   Mer 26 Déc - 18:39

Mon cœur à moi aussi il était beau... ? Tout aussi beau que celui de June... ? Moi c'était une chose à laquelle je ne croyais absolument pas. Mon cœur n'était pas beau, pas beau du tout comme celui de June. J'étais un garçon avec de vilaines pensées et qui faisait beaucoup de mal à ceux qui l'entouraient, même si je ne faisais pas exprès. Mon cœur n'était pas aussi beau que celui de June, je n'y croyais pas, et, de toute façon, je trouvais que c'était bien que lui il eût un beau cœur et pas moi. Peut-être qu'il parviendrait à rendre le mien beau ? Cela aussi c'était une drôle d'idée que j'avais encore là, mais j'avais envie de croire qu'un jour moi aussi je pourrais être... normal.

J'avais parfaitement conscience du monde qui m'entourait et je le savais pas fait pour moi. Je le ressentais chaque jour ne serait-ce qu'en partant chercher une baguette de pain chez le boulanger. Je n'arrivais pas à lui demander correctement ce que je voulais et je rougissais toujours énormément. On se moquait de moi, ou alors on me prenait en pitié, « pauvre garçon, qu'on disait, il est malade, ce n'est pas de sa faute s'il a quelques difficultés ». Mais moi, à l'intérieur de moi-même, je secouais légèrement ma main, tout doucement, pour dire que j'étais là, que je me montrais courageux et volontaire pour ne pas être si différent de toutes ces personnes-là ; mais on s'en fichait, on préférait me passer à côté en riant de moi ou en s'apitoyant sur mon sort. On ne s'arrêtait jamais réellement dessus, songeant sans doute qu'il n'y avait rien à faire pour moi. Étais-je un cas désespéré, désespérant... ? Je ne demandais qu'un peu d'attention, juste un instant, cela me permettrait de garder espoir et de tenter encore de faire mon possible pour ne pas davantage sombrer dans cet autisme qui me dévorait la vie.

Et cette lueur d'espoir au bout de ce long tunnel sombre et glacial dans lequel j'errais indéfiniment et sans but depuis de trop nombreuses années désormais, j'arrivais à la distinguer. Il y avait une lueur d'espoir, ici, là. Elle était proche de moi, si proche... J'avais terriblement envie de croire que c'était lui, que c'était June. Mon cœur tapait extrêmement fort lorsqu'il se tenait à mes côtés et c'était encore pire quand nous entrions en contact. Tout mon corps était en émoi et la seule chose que j'étais capable de faire c'était d'en redemander. De me rapprocher encore et encore de ce garçon, de le serrer fort pour que jamais il ne s'en aille. Il m'apportait tant de choses depuis que nous nous connaissions, c'était incroyablement fort ce que je ressentais à moi. Des sentiments... étranges, mais pas désagréables. Cela ne m'était pas souvent arrivé (à vrai dire, cela était véritablement la première fois que c'était aussi sincère) et j'ignorais comment je devais réagir, comment je devais faire face à cela. J'étais tombé amoureux, grand frère m'avait dit.

Mais quand on tombait amoureux de quelqu'un, est-ce que la personne en question tombait elle aussi amoureuse de nous ? Cela fonctionnait de cette manière-là ou bien y avait-il autre chose ? Est-ce que June il était amoureux de moi, lui ? A cette pensée, je sentis le rouge me monter aux joues, me les colorant doucement. J'étais toute chose, là, blottis contre lui. Il me rassurait, rien que de par sa présence, j'allais mieux, je me sentais un peu soulagé car avec lui, je relâchais la pression que j'accumulais à toutes secondes. Avec lui j'oubliais tout le reste. Mon esprit et mes yeux demeuraient focalisés sur le garçon, ne souhaitant jamais, jamais, jamais le voir partir.

Revenu dans ses bras à cause des enfants qui m'avaient bousculés, je bredouillai une timide excuse. J'entendis June soupirer et je penchai légèrement le visage sur le côté. Qu'est-ce que cela signifiait ? Est-ce qu'il en avait assez de moi ? Est-ce qu'il se sentait soulagé de quelque chose ? Est-ce qu'il était bien là ? Sa main qui se déposa sur ma joue, pourtant délicatement, me surprit et j'eus un mouvement de recul. Ce n'était pas de ma faute, je n'avais pas besoin de m'excuser. C'était de la faute de ces enfants, pas de la mienne si j'étais tombé sur lui. On allait partir de là, pour se promener un peu. Je n'avais tout saisi car cela était allé bien trop vite pour moi, mais j'acquiesçai d'un bref signe de la tête. D'accord, il m'avait demandé si j'étais d'accord, alors oui, je l'étais... mais pour quoi... ?

June avait pris ma main dans la sienne et nous marchions ainsi dans le parc. Quand on tenait la main de quelqu'un, je savais que c'était pour dire que l'on était des amoureux. Alors June c'était mon amoureux ? Mon amoureux à moi ? Je ne comprenais plus très bien ce qui se passait entre nous deux. Quand on était amoureux, on devait se le dire, non ? Moi je ne l'avais pas dit à June que j'étais amoureux de lui parce que je crois que... j'avais peur que lui il ne soit pas amoureux de moi. C'était bizarre dans mon ventre, vraiment très bizarre. Mais un bizarre bien, un bizarre que j'aimais bien, que j'aimais autant que quand June il était tout près de moi.

Nous ne tardâmes pas à nous retrouver proches des cerisiers en fleurs. C'était des arbres que j'adorais regarder et j'eus alors l'envie de les dessiner. Je m'assis donc par terre, tirant un peu sur la main de June pour qu'il se pose tout à côté de moi. Une fois qu'il se trouvait là, je fouillai dans mon sac à la recherche d'un crayon à papier et d'une feuille vierge. J'en dénichais une, un peu froissée, mais je fis glisser ma main dessus pour qu'elle le soit moins et je me mis en tailleur pour commencer à dessiner le végétal que je voyais juste en face de moi. Comparé à lui, j'avais l'impression d'être tout petit, de n'être qu'une minuscule fourmi. Et lui aussi il était beau, mais pas autant que June.

Alors que je m'attaquais au tracé des branches, je me stoppai net dans tout ce que j'entreprenais et je rangeai le tout dans mon sac. Je n'avais plus envie de dessiner, c'était comme ça, j'avais terminé pour l'instant. Je souhaitais passer du temps qu'avec June. Le dessin ne m'intéressait pas à ce moment-là, il n'y avait que June qui était présent dans mon esprit.

Je laissai mon dos s'affaisser et je me couchai doucement, ma tête reposant sur la jambe de mon vis-à-vis. Je levai ma main pour attraper la sienne et je fermai les paupières, écoutant le vent souffler agréablement.

« J-June... murmurai-je les yeux toujours clos, j-je suis am-am... amoureux de t-toi. » terminai-je en piquant un fard monumental, rouvrant les paupières pour fixer le magnifique visage du jeune homme.

J'avais voulu le lui dire. C'était plus fort que moi, je ne pouvais pas garder cela en moi plus longtemps. Et puis, après tout, qu'avais-je à perdre... ? Qu'est-ce que les sentiments d'un petit autiste comme moi pouvait bien représenter pour une personne normale ? Au pire il me prendrait pour un idiot, comme tout le monde le faisait si bien, songeant que je n'étais pas sérieux et que je ne savais pas ce que je déblatérais. Alors que si. J'étais sérieux et je savais ce que je racontais.



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Woo June
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MessageSujet: Re: Dis, pourquoi est-ce que mon cœur il bat aussi vite quand tu es là, avec moi... ?   Mer 26 Déc - 20:24




Je n'étais pas quelqu'un de psychologiquement beau, du moins, je ne le croyais pas, mais je préférais que Gwenaël garde cette désillusion de moi. J'avais fais du mal à certaines personnes, j'en avais l'infime conviction, et cela s'était produit pendant les quelques années que j'avais oublié dans une amnésie qui m'échappait totalement. J'avais perdu au moins dix ans de ma vie en quelques mois, m'avait-on dit, à l'hôpital, ainsi que ma tante, qui m'avait raconter comme elle pouvait de ce qu'il s'était passé, qui avait essayé de m'expliquer comme elle pouvait les faits, à sa manière, tout en laissant une place à une doute qui restait volatile et aérien dans mon esprit déjà embrumé par les médicaments qu'on m'injectait à ce moment là. Sa ne faisait pas peur, sa ne me rendait pas triste, loin de là l'idée de me rendre malade pour quelques années qui s'étaient volatilisés dans un sommeil que je n'avais pas pu contrôler. En quelque sorte, grâce à ce coma, j'avais la possibilité de m'imaginer comme je le voulais ses années disparus, je pouvais espérer que j'avais été quelqu'un de nettement bien, dans le passé, que je n'avais fais souffrir personne.

Parfois, je m'imaginais, le soir, avant de dormir, que j'avais été quelqu'un de bien, peut-être même que j'étais sorti avec quelqu'un, quelqu'un qui avait pris soin de moi, et quelqu'un dont je m'étais doucement occupé, et dont j'avais pris la protection. Je me disais que j'avais été un très bon élève, mais je me demandais surtout ce qu'il était advenu de ma grand-mère, ce qui lui était malheureusement arrivé, pourquoi elle avait disparue, pourquoi m'avait-elle laissé, dans un moment critique dans ma vie... Pourquoi j'avais quitté l'Australie de mes enfances ? Pourquoi ma tante avait-elle déménagé d'Australie... ? Toute ses questions se bousculaient dans ma tête et je ne trouvais aucune réponse, ou du moins, je retrouvais des bribes de mes souvenirs, de ma vie dans des flashback qui venaient tapés dans mon crâne comme si on enfonçait un pieu à l'intérieur de mon crâne, qui me faisait hurler d'une douleur sans nom, et pleurer à cause de cette perte douloureuse, cette perte qui prenait soudainement une dimension carrément plus cruelle qu'avant. C'était dans ses moments là que finalement, mes souvenirs me manquaient, que sa me rendait malade.

Les premiers jours où j'avais eu des flashback, je n'avais pas mangé pendant trois jours, et n'étais pas sortis pendant une semaine, c'était ma tante qui m'avait redonné de la nourriture, et qui avait fait des courses parce que j'en étais incapable. J'étais incapable de me rendre compte de tout ce qu'il s'était passé, j'étais incapable de me dire que tout avait changé, que tout n'était que poussière. J'aurais voulu pouvoir raconter à Gwenaël mon enfance, mais j'en étais incapable, il me manquait tellement de choses, il me manquait la moitié de ma vie, il me manquait les événements les plus importants qui s'étaient déroulés dans ma vie. Je me souvenais juste que mes parents étaient décédés dans un crash d'avion, et que j'avais été donnés à ma grand-mère parce qu'elle était la plus proche parente de mes parents. Et encore, je ne pouvais pas réellement m'en souvenir, j'avais à peine deux ans, et mes souvenirs de cette époque étaient aussi flous que ceux que je commençais à redécouvrir au fur et à mesure que les flash back se bousculaient dans mon crâne. Je n'avais pas d'histoire, je n'en avais plus, je l'avais perdue pour des songes que je me créais chaque soir.

Et une chose était sûre et claire dans mon esprit : je n'étais pas une personne totalement gentille, je savais, je sentais que j'avais fais du mal à quelqu'un, ne serais-ce qu'une personne. Et même si les bannis avaient droit d'amour, je ne me considérais pas comme un enfant ayant droit, et pourtant, je le quémandais toujours, je le cherchais toujours.. Bien que dans ma tête, je me considérais pas méritant d'amour. Mais on disait que Dieu ne devait pas rester sourd aux mendiants d'amour, même ceux qui n'étaient pas toujours purs. Je n'étais peut-être pas un religieux pur, mais, j'étais chrétiens, et certaines choses de cette religion m'intéressait profondément, et j'adorais aller dans les églises, je trouvais sa magnifique, en quelque sorte..

Lorsque Gwenaël tira un peu sur ma main, une fois assis sur le sol, je m'installa à ses côtés, regardant le grand arbre devant moi. J'aurais voulu pouvoir prendre une fleur entre mes doigts pour pouvoir la donner à Gwenaël, car ses fleurs rassemblaient tout ce qu'il était, une douceur infinie, et une beauté incroyable qui se matérialisait d'une couleur aussi gracieuse que sa douceur. Elles avaient beau être éphémère, elles revenaient, inlassablement, tout les ans, sans aucun doute. Et chaque année, j'essayais de venir parce que j'aimais ces fleurs, surtout quand elles volaient dans le ciel pour venir s'échouer contre le sol. Je remarqua que Gwenaël avait commencé à dessiner lorsqu'il rangea son matériel pour finalement s'allonger et poser l'arrière de sa tête contre mes jambes tendues et lorsqu'il attrapa ma main, j'eus un petit sourire, ainsi que des petites rougeurs qui vint se peindre sur mes joues. Je regardais doucement le ciel bleu, incroyablement bleu pour une saison pareille, et j'entendais le vent siffler contre mes oreilles et venir se poser sur mon visage. Et je tendis l'oreille en direction de Gwenaël lorsqu'il prononça mon prénom.

Je descendis mon visage vers le sien, et lorsqu'il m'annonça ce que je comptais lui annoncer, mes joues s'empourprèrent d'elles-mêmes. Il était amoureux de moi... ? Dans un réflexe doux, ma main avait légèrement serrer celle de Gwenaël, comme pour me convaincre que tout ceci était vrai, que tout n'était pas un rêve que j'allais oublier d'ici quelques secondes. J'eus un large sourire, avec une sorte de rire heureux, j'étais heureux, oui, heureux. Et je crois qu'une larme glissa le long de ma joue pour tomber dans les herbes vertes qui soutenaient mon corps.  « Gwenaël.. » commençais-je, le sourire jusqu'aux oreilles. « Moi aussi, je suis amoureux de toi, Gwenaël.. ». J'eus un doux petit rire en me disant que c'était tout ceci était réellement vrai. Je n'y croyais pas vraiment, j'avais l'impression que tout ceci n'était qu'un rêve, et pourtant, j'y croyais, j'y croyais dur comme du faire, même si j'avais du mal à réellement y croire. Je voulais y croire, absolument.

Ma main desserra un peu celle de Gwenaël, et mes doigts glissèrent doucement entre ceux de mon vis-à-vis pour pouvoir les entrelacés, délicatement, doucement, comme un signe de l'amour que je portais, pour de vrai. « Je voulais te le dire, tu sais.. Mais j'osais pas.. Parce que j'avais peur que toi, tu ne le sois pas.. »





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MessageSujet: Re: Dis, pourquoi est-ce que mon cœur il bat aussi vite quand tu es là, avec moi... ?   Jeu 27 Déc - 18:00

Je vis une larme qui coula le long de la joue de June. Une petite larme qui tomba ensuite sur le sol, sur l'herbe verte qui nous entourait. Pourquoi est-ce qu'il pleurait ? Il se sentait triste ? Je n'aurais peut-être pas du lui dire que j'étais amoureux de lui... Mais à peines quelques secondes plus tard, à son tour il m'avoua qu'il était amoureux de moi. Sa main serra un peu plus la mienne puis il entrelaça ses doigts aux miens, ajoutant qu'il avait eu peur de me le dire en premier parce qu'il pensait que ses sentiments n'étaient pas partagés.

Je me redressai et m'assis face à lui en posant délicatement mon index sur le visage de June, le laissant glisser le long de sa joue, là où sa larme était descendue.

« P-pourquoi tu p-pleures... ? lui demandai-je, t-tu es triste J-June ? »

Est-ce qu'il était triste par ma faute ? C'était à cause de moi s'il avait pleuré ? Je ne comprenais pas bien ce qui s'était passé, mais une chose était sûre, c'était que je ne me sentais pas très bien. Je ne voulais pas faire pleurer les personnes, je ne voulais surtout pas le faire... surtout pas faire pleurer June, pas faire pleurer June, non, pas June... Je n'avais pas envie de le faire pleurer et je n'avais pas le droit de le faire pleurer ! Je n'étais qu'une mauvaise personne, je m'en rendais compte maintenant.

Je m'inquiétais pour lui, je lui avais fait du mal. Qu'avais-je dit qui lui aurait fait du mal ? Je ne devais pas être amoureux de lui, c'était pour cela qu'il n'allait pas bien ? Pourtant lui aussi m'avait la même chose, qu'il était amoureux de moi et moi je n'avais pas pleuré, je n'avais pas envie de pleurer. Je me sentais même plutôt bien... Je me sentais... content ? C'était la toute première fois qu'on me disait de telles paroles si jolies. June était gentil, très gentil et me voir pleurer me faisait très mal dans mon cœur.

J'attrapai ma tête de mes deux mains, fixant le sol à terre, les yeux perdus dans le vague. Mon corps se mit doucement à se balancer d'avant en arrière, comme le mouvement d'un balancier. J'avais encore conscience de ce qu'il y avait autour de moi, je n'étais pas encore tout à fait parti. Mes mains se resserrèrent autour de ma tête, tenant fermement mes cheveux blonds. J'avais de plus en plus de mal à respirer, ma crise n'était plus très loin, mais je luttais pour ne pas y tomber dedans. Je luttais de toutes mes forces pour ne pas me laisser attraper. C'était dur, tellement de choses tapaient dans mes esprits. Comme un murmure à mon oreille, on me disait de lâcher prise et de tout abandonner... Mais je refusais !

« N-non... Non ! » criai-je en me relevant d'un bond.

Aussitôt sur mes jambes, ces dernières se dérobèrent et je retombai dans l'herbe, cognant mes genoux contre. Je ne discernais plus ce qui se passait. Trop de sentiments affluaient en moi. J'étais à la fois perdu, heureux, triste, en colère, terrorisé... Je ne répondais plus de rien, je ne savais pas ce que je devais faire, comment je devais réagir. Pourquoi ne m'aidait-on pas ? Cette voix, cette voix dans ma tête, elle ne manifestait pas, pourtant j'avais terriblement besoin d'elle ; elle devait me venir en aide, me dire ce que je devais faire... Mais je demeurais là, fatigué, vidé, exténué...

Est-ce que June me regardait ? Est-ce qu'il se rendait compte de ce qui se passait d'anormal chez moi ? J'avais terriblement honte de ce que je lui faisais subir. Nous étions des amoureux désormais et des amoureux ne se font pas de mal, des amoureux sont gentils et prennent soin de l'autre. Moi j'avais fait pleurer June, je l'avais fait pleurer alors qu'il avait dit qu'il était amoureux de moi...

Mon visage se redressa, je le fixai de longues secondes sans même réellement le voir, et je me jetai sur lui une nouvelle fois, me serrant le plus possible contre lui.

« J-je suis m-méchant J-June... lui dis-je en enfouissant mon visage dans le creux de son cou, on est t-toujours d-des amou... reux ? »

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MessageSujet: Re: Dis, pourquoi est-ce que mon cœur il bat aussi vite quand tu es là, avec moi... ?   Jeu 27 Déc - 19:30



J'avais toujours considérer le passé comme un trésors. Pourquoi ? Parce que le passé, c'est la seule chose qui me manque, à présent. C'est une chose qui m'a échappé un jour, alors que je traversais, alors que je voulais juste aller a mon cours du soir. C'est une chose qu'on m'a enlevé pour me mettre à la place ce doute perpétuel qui me brutalise parfois sous la forme de cauchemars ou de rêves atroces, mais aussi en de grosses crises d'angoisses causés par ses flash back. Je ne les aimais pas, ces flash back, ils étaient toujours brutaux, et ils brutalisaient mon esprit de façon à ce que j'ai juste cette envie de prendre le rasoir dans la salle de bain, de me glisser sous l'eau chaude du bain, et de laisser la lame de fer du rasoir se fondre sur mon poignet pour en tirer un filet liquide incroyablement rouge, un filet qui transformait l'eau pâle du bain en une eau rouge sang, un rouge sanglant qui me faisait peur. Je ne voulais pas mourir, mais la douleur était tellement intense que l'idée m'effleurait souvent l'esprit., je savais que ce n'était pas la chose à faire, et qu'il valait mieux que je prenne un bon vieux médicament, et me laisser tomber dans mes draps, mais parfois, rien n'y faisait, sa restait, sa brûlait, sa tapait, c'était atroce, c'était tellement dur.. Et absolument rien ne l'arrêtait, rien ne stopperait ses flash back, même quand ma mémoire reviendrait totalement, ils continueraient d'aller et venir, de venir me torturer aussi régulièrement que possible sans que je puisse rien n'y faire. Malheureusement, cela devenait presque incurable, en fait. C'était incurable, totalement incurable..

Quand j'en avais parlé à mon médecin, il m'avait regardé avec ce regard triste qui me disait que ce que je lui avais dis était quelque chose de pas bon. Il avait ouvert son dossier, avait vaguement regardé ma tante qui avait finalement baissé les yeux, et avait au final, retourné ses yeux sur moi. Il m'avait dit que ses flash back, ils étaient tout ce qui me restait de mon passé, mais surtout, surtout, que sa resterait pour les restants de mes jours, jusqu'à ce qu'ils trouvent un moyen de me rendre mon passé, et même encore là.. Ils resteraient, pour me rappeler que ce jour où j'ai traversé sans regarder, il aurait fallu que je fasse attention. Comme si le destin voulait me dire : « Tiens, tu es encore en vie alors que tu devais mourir ? Et bien voilà, on va te le rappeler, que tu aurais mieux fais de mourir. » Et parfois, je me le demandais, POURQUOI j'étais encore là, POURQUOI au bon dieu, on m'avait fait ça. Et je pleurais. Quand j'ai demandé à mon curé, il m'avait dit : « c'est la volonté de dieu, mon enfant. » J'ai cru, à ce moment là, que j'allais l’empaler dans un mur, oui sa j'étais au courant que c'était la volonté de dieu, sa j'avais bien vu, je l'avais bien compris, et surtout, je l'avais surtout bien sentit. Je sentais bien que là, j'y étais pas franchement pour grand chose. Ah si, j'avais pas fais attention.

Et bien que ces flash back étaient mes pires ennemis, ils restaient des trésors inestimables qui, dans mon cœur, gardaient leur importance à la hauteur de l'amour que je portais pour Gwenaël. Je gardais chaque image, chaque son que le flash back m'offrait. Je tentais de mettre des noms sur les visages, des noms sur les sons, des noms sur les douces odeurs, sur les touchés. Comme... Ma première fois. Je l'avais oublié, je l'avais eu une semaine avant mon accident, ma tante m'avait-elle dit. Et quand elle est revenue en flash back, en plein milieu de la nuit, j'avais été absolument incapable de me rendormir. Toute les sensations étaient là, c'était atroce, c'était tellement.. Frustrant, en quelque sorte. De ce souvenir, sans réellement sans souvenir. Bon sang, j'avais cru que j'allais me tirer une balle se jour là, j'avais tourné en rond dans mon appartement pendant des heures, avant de finalement partir à mes cours, dans un état de fatigue digne du jour où je suis sorti de mon coma. Atroce.

Je réalisa que j'aurais dû canalisé cette foutue larme, quand je sentis l'index de Gwenaël contre ma joue, pour suivre le chemin de ma larme. J'avais fermé doucement les yeux sous ce contact qui était incroyablement tendre, surtout lorsqu'il parvenait de ses doigts. « Non, Gwenaël, je suis pas triste, loin de là.. Je suis heureux.. Très heureux... » lui dis-je avant de rouvrir les yeux pour le regarder. Je ne voulais pas qu'il croit que c'était sa faute si je pleurais, non, c'était pas sa faute, c'était moi. J'étais quelqu'un de bien trop émotif, et une petite chose comme cela suffisait à faire chavirer mon cœur dans le bassin de sensibilité qui contenait les quelques larmes qui me restaient. Je ne voulais pas qu'il se sente coupable parce que, encore, j'avais négligé de faire attention, que pour une fois, je n'avais pas fais attention. Et lorsque je me dis sa, mon cœur se serra douloureusement. Je n'avais pas fais attention, j'aurais dû, j'avais été con, sur ce coup, réellement con...

Lorsque je vis son corps commencer ce mouvement de balancier, mon cœur se serra davantage, et je me sentis tellement coupable que les larmes montèrent à nouveau à mes yeux. Mais cette fois-ci, je ne leur permis pas de couler. Je ne savais absolument pas quoi faire, je le regardais, une sorte de culpabilité pouvait aisément se lire dans mes iris transformés par les lentilles que j'avais posé sur mes yeux le matin même. J'avais peur pour lui. Son cri me fit davantage mal, mais je restait là, spectateur du problème que j'avais créer en laissant une larme coulé sur ma joue. Je voulais le serrer dans mes bras pour ne jamais le lâcher, je voulais le rassurer, le consoler pour ne plus jamais le voir ainsi.

Alors, lorsqu'il se jeta à nouveau dans mes bras, enfouissant alors son visage dans mon cou, j'entourai son corps de mes bras pour le serrer tout contre moi, ma main se glissant alors dans ses cheveux blonds et doux. « Gwenaël, tu n'es pas méchant, ne dis pas n'importe quoi.. » commençais-je, d'une voix douce. « J'ai pleuré parce que je suis heureux, heureux que toi, tu m'aimes.. » continuais-je tout en caressant doucement son dos, mon regard se posant doucement sur le ciel. Je le décala un peu, tout doucement, de mon cou, pour le regarder, mes deux mains se posant sur son visage, mes pouces venant caresser délicatement ses douces joues.

Je me suis rapproché un peu de lui, posant mon front contre le sien, mon souffle chaud se posant alors tout contre son visage. Je souriais, et je voulais que ce sourire se repose sur le visage de Gwenaël, il était tellement beau lorsqu'il souriait, et je préférais largement lorsqu'il souriait, lorsqu'il était heureux, et je voulais, en devenant son petit ami, arriver à éviter ses crises. Doucement, je rouvris un peu les yeux, pour les plonger dans ceux de Gwenaël. « Je t'aime, Gwenaël. » soufflais-je, sur un ton amoureux et doux.



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MessageSujet: Re: Dis, pourquoi est-ce que mon cœur il bat aussi vite quand tu es là, avec moi... ?   Sam 12 Jan - 11:48

J'avais toujours eu l'impression de courir. Courir derrière quelque chose dont j'ignorais tout, mais dont l'issue était de m'en sortir. Je ne savais pas comment je pouvais réussir ce dont j'avais le plus envie, être normal, mais je faisais de mon mieux, pour sûr ! Depuis que j'étais petit, j'avais très bien compris qu'il y avait un problème avec moi ; les autres enfants ne s'approchaient que peu de moi et je n'avais eu que très peu d'amis. Est-ce que j'étais si différent que cela... ? J'avais parfois beau tenter de sourire chaleureusement, de vouloir aider quelqu'un en difficulté, ma relation avec untel ou untel n'allait, ensuite, jamais bien plus loin qu'un simple remerciement et un regard emplie de compassion. Je n'aimais pas ces personnes qui me prenaient en pitié, je n'étais pas si malheureux que cela, dans le fond, n'ayant rien connu d'autre.

Ma maladie me réconfortait de temps en temps et c'était dans ces instants-là que j'avais l'impression de m'y perdre bien davantage. Il y avait ces petites voix dans mon esprit qui me dictaient de faire telle ou telle chose, m'assurant qu'il ne m'arriverait rien de mal et que je pourrais bien plus m'adapter avec les autres ; alors je m'exécutais, presque à chaque fois, parce que si je refusais ou montrais de la résistance, elles n'hésitaient pas à me tourmenter avec plus de conviction, redoublant de violence. C'était ainsi que mes crises survenaient la plupart du temps. Elles se déclenchaient aussi si l'on me touchait alors que je n'avais aucune confiance en mon interlocuteur - comme si elles souhaitaient me protéger - ou bien si j'étais surpris (un claquement de porte, un bruit trop fort...). Mais la plupart du temps, je ne m'en souvenais pas, d'avoir fait une crise. Quand j'en faisais à la maison, maman me donnait des cachets avec de l'eau quand je revenais à moi ou que je me réveillais, « c'est pour faire partir tes vilains démons » qu'elle me disait à chaque fois ; mais mes vilains démons ne s'en allaient jamais complètement.

Néanmoins, blottis contre le torse de June, ce n'était plus ma maladie à moi qui me préoccupait les esprits. Je ressentais que June il avait aussi des ennuis dans sa vie, quelque chose qui lui faisait du mal, mais il le cachait terriblement mieux que moi et peut-être qu'en l'enfouissant comme il le faisait, cela le rongeait davantage. Je ne voulais pas que June fût triste, malheureux ou un quelconque autre sentiment négatif ; je voulais que June il fût souriant comme toujours, agréable, gentil, attentionné et surtout, très heureux. J'ignorais comment on pouvait rendre les gens heureux, mais j'étais amoureux de June et pour cela aussi, pour le rendre heureux, je ferais de mon mieux.

Ses bras me serraient contre lui, tout contre lui, et je sentis sa main se glisser dans mes cheveux pour les caresser tendrement. J'avais fermé mes yeux et je ne songeais qu'à nos deux cœurs qui battaient dans nos poitrines, todom todom qu'ils faisaient l'un après l'autre, s'entrecroisant comme s'ils se répondaient, s'enlaçaient, se complétaient. Je n'étais pas méchant, et il avait pleuré parce qu'il avait été heureux de savoir que j'étais amoureux de lui. Quand il me décolla légèrement de lui, encadrant mon visage de ses mains, je lui adressai un regard interrogateur. Alors c'était possible de pleurer de joie... ? Cela ne m'était jamais arrivé à moi, j'avais toujours pleuré parce que j'étais... en crise ? Quel sentiment ressortait de ça ? Quelque chose proche de la douleur.

Je fus un peu surpris quand June déposa son front contre le mien, mais cette proximité, pour une fois, je ne m'en sentais pas mal à l'aise. Mon ventre se tordait dans tous les sens, ce que je trouvais étrange, mais relativement agréable. Mon cœur battait plus rapidement que précédemment en voyant le sourire de mon vis-à-vis. June il était beau, vraiment beau, je le lui avais déjà dit.

« Je t'aime Gwenaël », ces paroles m'avait frappé de plein fouet. J'avais lu beaucoup de livres à la bibliothèque, des livres où il y avait des amoureux dedans et c'était ça qu'ils se disaient, toujours. June il faisait tout pareil que dans ces ouvrages, sauf que ce n'était pas pour de faux là, mais bien pour de vrai.

« M-moi aussi je... je t'aime June ! » déclarai-je en prenant de grandes précautions pour ne pas balbutier en prononçant cela, car c'était important pour moi.

C'était la première fois que l'on me donnait ses mots et que moi-même je les offrais à quelqu'un. Je m'en rappellerais pour toujours et j'espérais qu'on pourrait se les dire encore une fois ; ils étaient beaux et ils allaient bien avec June.

Un léger sourire se traça timidement sur mes lèvres tandis que je sentais mes joues s'empourprer un peu.

« J-June..., repris-je. Je suis c-content m-moi aussi que... que t-tu s-sois am-amoureux de... de moi... »

J'aimerais tellement lui parler davantage, lui dire ce que je ressentais en moi, combien je me sentais bien et que, même si je ne connaissais pas du tout ce qui était en train de se passer en moi, entre nous deux, je n'étais pas effrayé, car il était là, avec moi. Je me permis donc de lui prendre la main, me remettre sur mes jambes et le tirer un peu pour qu'il fût debout lui aussi. Je lui désignai ensuite l'arbre en fleurs juste devant nous et me dirigeai vers ce dernier pour saisir l'une d'entre elles, la portant à mon nez pour la sentir, souriant ensuite à June tout en la lui tendant.
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MessageSujet: Re: Dis, pourquoi est-ce que mon cœur il bat aussi vite quand tu es là, avec moi... ?   Dim 13 Jan - 21:37

Ma vie me faisait penser à un film. J'étais « malade » en quelques sortes, un malade du souvenir, de la pertes de quelque chose qui m'était cher. Je courrais à travers des labyrinthes pour retrouver des pièces d'un passé qui avait filé à la manière d'un renard pris en plein flagrant délit dans une cage à poule. Je tombais amoureux. Ce moment de ma vie qui devint une déception, d'ailleurs, une déception qui laisse des marques, une déception douloureusement cuisante, puis ! Le roulement de tambours, et ma vie redémarre, comme le héros d'un film, il retombe sur ses pattes, et il recommence à marcher correctement, a essayer de prendre de bonnes décisions pour éviter de retomber sur de gros problèmes, qui ne feraient que s'empêtrer davantage. Puis.. Il y a cette rencontre... Cette rencontre qui change toute une vie, qui change tout un quotidien, qui bouleverse tout un esprit. Parce que cette rencontre, avec Gwenaël, c'était une sorte de miracle, elle était exceptionnelle, elle m'avait changé. Je m'étais transformé, en quelque sorte, devenant quelqu'un de plus attentionné, surtout avec lui. Je ne comprenais pas tant que sa comment ma vie avait changé, avait tournée du jour au lendemain sur une autre direction juste grâce à lui, inconsciemment. Inconsciemment, il était devenu une personne incroyablement importante à mes yeux, si bien qu'aucune pensées, ou presque aucune de mes pensées, n'étaient pas en rapport avec Gwenaël, sa se reportait presque en une sorte d'obsession, c'était infernal, et pourtant si agréable.

C'était un mélange aussi doux qu'enflammé. C'était tellement bizarre. Je n'avais jamais ressenti quelque chose pareil, c'était si étrange et pourtant si agréable, c'était étranger et pourtant si familier que je venais à me demander parfois si je ne l'avais pas déjà vécu une fois pour savoir ce que je ressentais, vraiment. Si tout ceci était réellement vrai. Et c'était le cas, je ne l'avais jamais vécu, mais il y avait cette certitude au fond de mon crâne qui me disait que c'était vrai, que c'était la réalité, et qu'il n'y avait absolument rien de plus vrai que ces sentiments là. Qu'il n'y avait rien de plus sincère que l'amour que je lui portais, et cette sincérité reposait sur un ramassis d'échec, et sur un passé lourd qui me suivrait jusqu'à la fin de mon existence. Je n'avais pas eu un passé des plus atroces, mais il n'avait pas été tout sucre tout miel tout les jours.

Mes parents étaient morts, ma grand mère était morte. Ils étaient partis, et je me basais sur cette douleur, je me basais là dessus pour me construire, pour construire ce qui me servirait de carapace, ce qui m'aiderait à me relever tout les jours, ce qui m'aiderait à ressentir les sentiments que je ressentais au jour d'aujourd'hui. Car sans cette douleur, je craignais que je sois capable de ressentir quelque chose, que j'ai la possibilité d'avoir un cœur. C'était la disparition de ma grand mère qui m'avait le plus touché, apparemment. Sa m'avait détruit, que ma tante m'avait dit, mais sa m'avait grandit, sa m'avait permis d'apprendre à avoir des sentiments, à les connaître. Car selon ma tante, pendant que j'étais chez ma grand mère, j'étais ce petit garçon renfermé sur lui-même, qui n'avait que pour seul ami un ours en peluche blond qui s'appelait Winnie, j'étais ce petit garçon qui jouait dans son coin, qui faisait des dessins idylliques d'une famille qui n'existait plus. Je n'avais pas connu mes parents, et je voulais une famille, dans mes rêves, dans mes dessins. Je mentais souvent dans mon enfance, à ce que m'a dit ma tante, je disais que mon père était en voyage d'affaire à la Barbade, et ma mère était un grand médecin de l'hôpital universitaire de Sydney. J'étais assez intelligent pour mon âge, et j'arrivais à bien inventer de choses qui concordaient avec leurs absences répétitives.

Quand ma grand mère est morte, je suis restée chez ma tante, et les choses se sont compliqués. Je ne pouvais plus mentir, je n'y arrivais pas. Alors, je me contentais de sourire quand on me demandait, sur les fiches du collège ou du lycée, quel était la profession de mes parents, leurs numéros de téléphone, et leurs adresses, s'ils étaient divorcés, mariés.. Etc. Je rajoutais toujours un petit carré avec la croix rouge au centre, avec à côté : « décédé ». « Mariés » et « décédés ». Et jusqu'à ce que j'entre en quatrième, j'écrivais sur l'adresse : au paradis, ou très loin dans le ciel, là où j'peux pas les connaître. Et pour le numéro, j'écrivais dix petits zéros, parce que je ne pouvais rien marquer d'autre, j'en étais incapable. Au final, je ne marquais plus rien, pour éviter de souffrir inutilement de mes propres bêtises d'enfant. Mais cette.. Douleur s'est transformé en ce que je suis aujourd'hui, et je me dis que si ma grand-mère n'était pas décédée, et si, sa mort, n'avait pas a nouveau nourris le gouffre de désespoir et de tristesse qui était dans mon cœur, je n'aurais sûrement jamais réussi à transformé toute cette peine pour transformer tout sa en quelque chose de bien. J'avais réussi à chasser mes démons, ou du moins, j'avais réussi à les enterrer si profondément en moi qu'ils ne pouvaient pas revenir. J'avais capturé mon mutisme et mon côté solitaire pour l'enfermer à jamais, dans l'espoir que jamais ils ne reviennent.

Et.. J'étais certain que mes démons étaient loin quand je me rendais compte que j'étais amoureux. Et que, la personne que j'aimais, venait me dire que c'était réciproque. J'avais le rouge aux joues, un sourire totalement béat sur mes lèvres, et j'étais heureux. Mais dans le genre heureux comme jamais. Une sorte de « happiness » jamais découvert, un bonheur que je venais tout juste de voir. J'avais couru pendant tellement de temps à la poursuite du bonheur, que je venais juste de voir qu'il se trouvait devant moi. C'était un confort inestimable. On a ses petits papillons qui se baladent dans l'estomac d'une manière déconcertante et pourtant si douce et agréable, et qu'au final, on ne sait pas vraiment de quoi il s'agit et pourtant, c'est tellement agréable.

Mes yeux s'agitaient, boostés par le bonheur qui affluait dans mes veines. « Je.. Je suis vraiment heureux. » fis-je en ayant un petit rire, après qu'il m'ait avoué qu'il était content, lui aussi, que je sois amoureux de lui. Je le laissa se relever, après qu'il ai pris ma main, et m'aida de ma main libre pour me relever aussi avant de le regarder partir vers l'arbre pour prendre une des fleurs qui tombaient doucement de l'arbre aux fleurs rosées et pâles comme la peau rose des enfants de bas âge. Lorsqu'il me tendit une fleur, je la pris délicatement dans une de mes mains et effleura le cœur de la fleur avec mon nez. Sa sentait délicieusement bon... Vraiment bon. « Elle sent vraiment bon.. » Je lui souris, et prenant délicatement la main de Gwenaël, je commença à marcher un peu jusqu'à un léger ruisseau qui coulait un peu plus loin dans le parc. Une fois arrivé à destination, je lâcha quelques instants la main de Gwenaël pour pouvoir déposer la fleur sur l'eau qui commença à glisser le long de l'eau jusqu'à une destination qui nous étais totalement inconnue.

Je me redressa, un large sourire sur mes lèvres, et me tourna vers Gwenaël. « Je me demande jusqu'où elle ira. Sûrement très loin.. » Doucement, timidement, j'ai repris la main de Gwenaël dans la mienne, mes doigts venant s'entrelacer avec les siens. J'avais l'impression de redevenir le petit garçon très timide, découvrant pour la première fois l'amour, et l'enchantement que l'amour procure, c'est assez étrange et en même temps, c'est toute une toile qui se tisse sur de nouvelles choses. C'est quelque chose d'assez incroyable.. En baladant un peu mon regard sur le parc, je remarqua un petit vendeur qui vendait des bonbons, des viennoiseries, des boisons, des sorbets et des classes. « Sa te dit un truc à manger ? »

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