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 Being good just won't be good enough | ft. Songki

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yeon-in ∞ i hope, soulmate.
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Oh Hyo Rim
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MessageSujet: Being good just won't be good enough | ft. Songki   Sam 8 Déc - 14:29

Spoiler:
 

    « Now I'm walking again to the beat of a drum
    And I'm counting the steps to the door of your heart
    Only shadows ahead barely clearing the roof
    Get to know the feeling of liberation and relief 
    »


    Un samedi soir, c'est fait pour sortir avec ses amis ; faire la fête au bar ou en boîte. Ou encore le genre de soirées entre filles qui sont tout sauf ce que les mecs imaginent – et oui, les filles pètent, rotent, parlent de choses « saiskuelles » ; elles n'ont pas toutes un joli petit pyjama à pois ou une nuisette transparente : un vieux t-shirt et une culotte distendue font l'affaire. Mais oui, elles se mettent parfois du vernis, parlent de leurs histoires de cœur, se font des câlins qui en émoustilleraient plus d'un. Toutefois, ce n'était pas une soirée comme ça qui attendait la petite Hyorim. Non, elle allait rester seule avec son vieux t-shirt et sa culotte distendue sur son canapé, devant une émission stupide, brique de jus d'orange à la main. Et à vrai dire, ça ne l'enchantait pas des masses. Elle rêvait d'un samedi soir en famille – et oui, ça arrive aux jeunes filles de dix-huit ans! - avec un jeu de société, ou devant un bon film. Mais sa mère était en voyage d'affaires, son père encore à l'hôpital. D'ailleurs, quand il rentrerait, elle serait plongée dans un sommeil profond. Quant à son frère, probablement chez lui, à son appartement. « C'est nul d'abord d'être seule dans une si grande maison... Pouchki, heureusement que t'es là ! ». Grosse léchouille de l'adorable bête dont l'haleine saveur croquettes pénétrait dans les narines de Hyorim. « Ewwh, tu pues Pouch' ! ». Et oui, quand on n'a personne à qui faire la conversation, on la fait à son chien.

    Cela faisait quelques soirs qu'elle était seule chez elle de la sorte, et qu'elle n'avait pas rendu visite à son frère. Elle avait prétendu un « manque de temps » (alors qu'elle passait en réalité son temps au fond de son lit devant des comédies romantiques), et avait l'impression qu'il ne souhaitait pas la voir. Mais il lui manquait un peu, Songki. Il devait être occupé. Elle se demandait d'ailleurs comment il faisait pour réussir à tout faire en même temps. Stylisme et économie – tout ce qui n'intéressait pas Hyorim - ; comment combiner ces deux choses ? Mais il devait être un Dieu, il y arrivait. Elle avait envie de le voir, ce satané frère. Mais pourquoi, pourquoi, devait-ce être elle qui vienne le voir, et pas l'inverse ? C'était lui le grand-frère ! Lui qui devait prendre soin d'elle et la protéger, s'occuper d'elle sans qu'elle n'ait à le lui faire comprendre. « Hmpf. ». Bon, elle passerait chez lui. Et prétexterait une excuse bidon du genre « j'avais oublié mes bonbons chez toi ! », comme si elle ne pouvait pas en racheter. Mais elle avait vraiment envie de le voir. D'une part parce que passer un samedi soir seule, c'est tout ce qu'il y a de plus triste et ennuyeux, et d'autre part parce que sa présence lui manquait. Un simple texto ne lui suffisait pas.

    Hyorim roula du canapé et se retrouva allongée sur le tapis par terre, telle une loque, tandis que son chien lui léchait allègrement le visage. « Pouchki, va-t-en ! J'ai pas envie de puer comme toi ! ». Elle se releva péniblement et aperçut son image dans le grand miroir du salon. « Uuuh, je peux pas sortir comme ça dans la rue ! ». Ce qui était en partie vrai. Se balader en petite culotte dans la rue, ce n'est généralement pas recommandé. Et puis elle aimait bien se faire jolie pour son cher frère – bizarre, hein ? Mais elle refusait de se demander pourquoi et répondait simplement à ses envies. Si l'envie lui prenait de mettre une petite robe noire des plus provocatrices pour voir son frère, elle le faisait, tout simplement. Ce ne serait toutefois pas une robe noire, ce soir. Non, elle préférait sa jolie robe blanche à pois avec laquelle elle aurait sûrement très... Froid. Mais peu importe, il faut souffrir pour être belle !

    Hyorim se débarbouilla rapidement et se changea. Puis elle noua ses cheveux en une simple queue de cheval. Un dernier coup d’œil dans le miroir lui confirma qu'elle était prête. Elle s'empara de son sac et fit un dernier bisou à son Pouchki adoré avant de claquer la porte. L'appartement de son frère n'était pas très loin ; il était en fait dans le même quartier que la maison de la famille Oh. Quelques vingt minutes à pied et elle serait rendue à destination. Bien que vingt minutes de marche à vingt-deux heures dans les rues de Séoul ne l'enchantassent pas. C'est donc d'un pas rapide qu'elle se rendit à l'appartement de son frère.

    Elle y arriva enfin et ne prit pas la peine de sonner – elle avait les clefs. Elle ouvrit donc et entra sans se gêner. « Oppa ! C'est moi ! ». Pas de réponse. « Mouaif, il est peut-être en train de dormir, je vais le réveiller, hnhn ! ». Quelques pas en direction de la chambre du roi pour découvrir... Un lit vide, une couverture sans aucun pli. Il n'était visiblement pas là. Un petit tour dans l'appartement pour le confirmer – même aux toilettes, même dans la salle de bain. Les lumières étaient éteintes. Il n'était pas là. Elle aurait dû appeler avant de débarquer. C'est dans ces moments-là qu'elle en venait presque à s'en vouloir d'être si impulsive. Hyorim balança ses chaussures au milieu du salon avec colère et se dirigea vers le frigo – quand ça ne va, rien de mieux qu'un petit encas pour se requinquer ! Elle prit quelques restes qui finirent par reposer en paix au fond de son estomac. « Uuuh, j'ai envie de dormir maintenant, qu'est-ce qu'il fait cet imbécile de frère... ». Avec déception, elle se dirigea derechef vers sa chambre et en profita pour fouiller – histoire de voir si quelque chose de nouveau était apparu dans sa vie. Apparemment rien. Elle s'effondra sur le lit, encore toute habillée, et maugréa quelques insultes à l'égard de Songki. Elle lui en voulait réellement de ne pas être là alors qu'elle s'était déplacée jusqu'à chez lui. Cela suffit à lui faire verser quelques larmes – à la fois de déception, de colère... De manque ? Elle voulait le voir, ce fichu frère. Puis ses paupières devinrent lourdes. Elle s'endormit en position fécale.



Rimmy
Closing your eyes isn't going to change anything. Nothing's going to disappear just because you can't see what's going on. In fact, things will even be worse the next time you open your eyes. Keep your eyes wide open. Only a coward closes his eyes. Closing your eyes and plugging up your ears won't make time stand still.
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sil-yeon ∞ got too much pain.
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Oh Song Ki
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MessageSujet: Re: Being good just won't be good enough | ft. Songki   Dim 9 Déc - 11:47

On lui répète dix mille fois par semaine que l’alcool est néfaste pour sa santé. Seulement, vous savez, il est têtu ce gars-là. Plus têtu, ça n’existe pas. Quoi que sa petite sœur peut, peut-être faire l’affaire pour le coup. Si vous saviez à quel point ils sont impossible à vivre, peut-être que vous n’hésiteriez pas à passer votre chemin si vous les croiser. Ceci dit, là n’est pas exactement le point à aborder. Car le jeune homme qui se trouve en train de déambuler dans la ruelle, c’est Song Ki. Ce con, il a osé toucher à une bouteille de Whisky. Ce con, il a accepté d’aller boire un verre avec ses potes, et au bout d’une heure de leur départ, il s’en est enfilé douze. Mais pourquoi ? Pourquoi se tuer la santé de cette manière ? Song Ki est un con. Il faut le savoir. Il n’écoute jamais personne. Il n’écoute que sa petite personne. Il se fait passer pour un bon samaritain le jour et devient une vraie bête le soir. Il ne faut pas lui donner d’alcool. Il ne faut pas lui demander de sortir en boite. Car Song Ki boit. Car Song Ki couche. Il s’en fiche du respect. Les seuls êtres humains qu’il respecte sont ses parents et ses sœurs. D’ailleurs, l’une de ses sœurs est la raison pour laquelle il a bu. Rim. Hyo Rim. Rimmy. Il a bu à cause d’elle. Quand elle est là, son cœur bat trop fort. Quand elle est là, quand elle lui parle, il balbutie et cherche ses mots. C’est son frère. Son grand frère. Comment peut-il tomber amoureux ? D’ailleurs, c’est ça ? Il est amoureux ? Dites pas de bêtises, il peut pas aimer sa sœur voyons. Ce serait affreux pour lui, pour elle, pour leurs parents.

Mais il sait.

Il sait qu’elle n’est pas sa sœur. Il sait qu’elle a été adoptée. Il sait qu’elle n’est pas sa vraie sœur. Il sait pourquoi il ressent des choses en sa présence, donc. Ceci dit, cela n’exclut pas le fait qu’il n’aurait pas dû boire quand il sait qu’il ne tient pas l’alcool. Quel idiot. Quel crétin. Il s’enfonce de jour en jour dans ses plus grosses bêtises et n’en ressort que grâce à Rim, justement. D’ailleurs, il ne cesse de penser à elle. Il se dit qu’il devrait rentrer à la maison pour la voir et voir les parents, mais vu l’état dans lequel il est, il se ferait jeter comme une chaussette, n’est-ce pas ? Il est bien trop éméché et a du mal à placer un pied devant l’autre. C’est de cette façon qu’il se rend rapidement à son propre appartement vers minuit dix. La nuit sombre cache les cernes qui naissent sous ses yeux. Il tient encore une bouteille dans sa main, du soju, cette fois. Il cliquette la serrure et empoigne la poignée pour rentrer bruyamment dans l’appartement. Song Ki laisse ses chaussures à l’entrée, se débarrasse de ses chaussettes. Il pose la bouteille sur le buffet et allume la lumière. La silhouette d’une demoiselle se dessine sur le canapé du salon et il fronce les sourcils, stupidement. Il ne s’attendait pas à voir une demoiselle dans son appartement. Depuis quand vivait-il avec une femme, d’ailleurs ? Il soupire et s’approche de la personne. Il se penche et tapote son épaule. Non ce n’est pas une simple femme. c’est sa sœur. C’est Rim. C’est celle qui le rend aussi con et ivre. Il grimace et recule brutalement, comme si il refusait d’approcher la demoiselle. Il fuit son regard et passe sa main dans ses cheveux. Qu’est-ce qu’il a fait pour mériter ça ? Song Ki attrape la bouteille et avale une gorgée de soju. C’est un rêve. Un cauchemar. Il va se réveiller, n’est-ce pas ? Hyo Rim n’est pas là ; il n’est pas ivre ; rien de tout cela n’est réel. Cependant, il a beau se pincer et cogner son tibias contre la table basse ; il est bien là face à elle, lui ivre, elle se réveillant doucement.

« Tu fous quoi ici, Rim ? »

Avec plus d’amabilité, elle l’aurait peut-être bien pris, mais du ton qu’il employait, on remarquait l’état dans lequel il était, et la colère qu’il éprouvait de la voir ici sans qu’elle n’ait été invité. Il cogne la bouteille contre la table et s’assoit dans le fauteuil derrière lui, la fixant d’un regard presque autoritaire. Son changement d’humeur était plutôt drôle à voir. Tantôt hilare de sa connerie, tantôt fatiguée de réfléchir, tantôt en colère, tantôt admiratif. D’ailleurs, il ne tarde pas à voir les bouclettes des cheveux de la demoiselle retomber sur ses épaules tandis qu’elle lui fait face à son tour. Il ne tarde pas à inspecter ses prunelles noires, endormies ; ses lèvres fines et charnues ; son petit nez. Qu’est-ce qu’il t’arrive, putain ? C’est ta sœur, Song Ki.[/color] C’bien le problème. C’est ta [i]fausse sœur. Et ça ne changera pas ; plus. C’est définitif après tout. Song Ki a vu le test de paternité, les papiers d’adoption, rien ne pourra lui faire changer d’avis. Un soupir et il passe sa main dans ses cheveux une nouvelle fois, relevant la tête vers le plafond.

« La prochaine fois, tu me préviens, ne ? J’veux dire. Si j’avais ramené une meuf, t’aurais fait quoi, hein ? ‘tain. »

Il soupire et laisse son dos collé contre le fauteuil, fermant les yeux un instant. Il chuchote.

« Rim… Pourquoi t’es venue… »


RIMMY&SONGIE ~ Stripped and pollished, I am new, I am fresh. I am feeling so ambitious; you and me, flesh to flesh. 'Cause every breath that you will take when you are sitting next to me will bring life into my deepest hopes. What's your fantasy? What's your, what's your, what's your, what's your... 'Cause I was born to tell you I love you, and I am torn to do what I have to, to make you mine. Stay with me tonight.

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Oh Hyo Rim
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MessageSujet: Re: Being good just won't be good enough | ft. Songki   Dim 9 Déc - 17:10

    « Omo... Je vole ! ». Un monde sans fin, des étendues d'herbe verte et grasse à perte de vue, des rhinocéros arc-en-ciel, des crocodiles volants qu'il faut éviter à tout prix, des... « pouvoirs magiques ! ». Tout cela, c'est l'épreuve à traverser pour retrouver Song Ki ; il va mourir si elle n'y arrive pas ! Elle vole, vole, et le ciel s'assombrit. « Wut... C'est l'enfer ça ? ». Mais Hyorim est un super-héros, elle s'en fiche, elle, de l'enfer. Elle doit sauver son frère, vous comprenez ? Alors elle poursuit son vol, fige les crocodiles volants qu'elle croise qui viennent s'écraser sur l'herbe grasse qui s'est transformée en une terre brûlée... « Un peu comme celle du roi lion ! ». Et finalement, elle l'aperçoit, ce fameux frère : il n'est pas seul. A ses côtés une belle femme, à l'allure provocatrice ; forte poitrine, courbes délicieuses joliment mises en valeur ; elle tient fermement son bras tandis qu'il la regarde amoureusement. Alors c'est ça, l'enfer ? Son frère mérite plutôt le paradis, dans ce cas. Les petits anges boudinés tout nus sont bien plus adaptés. Elle priera pour qu'il aille au paradis, Songki.

    Les rêves de la petite Hyorim, c'est à peu près ça : bêtes volantes, Hyorim volante... Songki. Forcément, il y est toujours. Mais elle rêve rarement de lui dans une telle situation : avec quelqu'un d'autre. C'est plutôt un cauchemar, ça. Et à partir du moment où elle se rend compte que ce n'est pas réel - ce ne peut pas être réel, il ne ferait pas ça, Songki. Hein ? - elle se réveille. A moins que ce ne soit le claquement de la porte qui ne la réveille. « Uuuuh, je suis où là ? ». Yeux troubles, image floue : c'est l'appartement de son frère, ça. Ah, oui. Elle y est venue pour le voir, et ce con n'était pas là. Elle a mangé puis a fini par s'endormir. Il est sans doute rentré. Elle a du mal à se réveiller, ses membres sont encore engourdis, ses paupières encore lourdes. Elle aurait bien aimé finir son rêve. Peut-être était-il prémonitoire ? Ce con. Il lui tapote l'épaule. Elle est déjà réveillée. Elle ne le lui dit pas et fait mine d'ouvrir les yeux difficilement, elle le regarde. Il évite son regard, il recule. Elle a fait quoi pour mériter ça ? Un frère distant et... « Tu pues l'alcool ! ».... Alors qu'elle daigne venir, qu'elle l'attend en pleine nuit.

    « Tu fous quoi ici, Rim ? »

    Elle fout quoi ici ? Il est con ou quoi ? « JE SUIS VENUE TE VOIR, PAUVRE CON! ». C'est ce qu'elle aimerait lui répondre. Mais lui n'avait pas envie de la voir, apparemment, puisqu'il lui pose bêtement cette question, comme s'il était inconcevable que sa petite sœur puisse lui rendre visite. Alors elle ne lui dira pas. Elle ne dit rien, elle l'observe avaler une gorgée de soju. Elle l'observe se rendre encore plus ivre. Ça lui fait mal de réaliser qu'il ne voulait pas la voir, de réaliser qu'il passe ses soirées à s'amuser pendant qu'elle meurt d'ennui à la maison, à penser à lui, à ressentir le manque. C'est nul, un frère.

    La bouteille qu'il tenait vient se cogner contre la table, résonne dans tout l'appartement. C'est quoi son problème ? Il va s'asseoir, il l'ignore. Non. Il lui lance un regard qui lui brise le cœur. Elle veut lui demander ce qu'elle a fait de mal, pourquoi il se comporte ainsi. Mais la combinaison de l'alcool et l'envie d'être seul y sont sans doute pour quelque chose. Il n'était pas comme ça, avant. Mais depuis quelque temps, elle a l'impression qu'il n'a plus envie de la voir. S'il a décidé d'habiter seul, c'est peut-être parce qu'il en avait marre d'être sans arrêt avec elle. S'éloigner. « S'éloigner... ». Elle murmure, de manière inaudible. Et si elle lui disait qu'elle avait simplement envie de le voir ? Il serait aussi désagréable avec elle ? Elle lui balancerait bien le contenu de sa bouteille de soju dans la figure. Mais c'est une petite fille sage, elle ne le fera pas. Elle ne veut pas paraître atteinte. Elle ne veut pas être la seule à être atteinte. Pourquoi il s'en fiche, lui ? Pourquoi il passe son temps à sortir, à voir du monde ? Pourquoi il ne la voit pas qu'elle, et rien qu'elle ?

    « La prochaine fois, tu me préviens, ne ? J’veux dire. Si j’avais ramené une meuf, t’aurais fait quoi, hein ? ‘tain. »

    Elle aurait fait quoi?! Mais la meuf se serait cassée, elle lui aurait dit que la copine de Songki, c'est elle ! Elle aurait même été jusqu'à l'embrasser devant elle, et cette pouffiasse se serait cassée en claquant la porte ! Merde ! Mais une fois de plus, elle ne dira rien de tout ça. Elle le regarde avec des grands yeux, elle a envie d'exploser. Elle sent les larmes monter. Mais elle les retient. Elle ne dit rien, sinon elle va fondre en larmes. Elle aurait vraiment dû rester à la maison, sur son canapé, avec son Pouchki. Son Pouchki qui était toujours content de la voir, lui, qui n'aimait qu'elle, lui.

    « Rim… Pourquoi t’es venue… »

    « Et toi, pourquoi tu dis ça, hein ? Pourquoi tu dis ça ? Tu passais une si bonne soirée que t'avais pas envie que je vienne la gâcher, moi, ta pauvre sœur ? C'est trop cool de se bourrer la gueule et de rentrer chez soi sans accorder une seule pensée à quiconque – surtout pas à ta chère sœur ! Elle t'emmerde hein, elle et sa manie de toujours venir te voir, de toujours te parler, de toujours te coller ? T'inquiète pas, elle ne le fera plus. », pense-t-elle. Elle soupire et lui tourne le dos. Elle se redresse, se lève, fait quelques pas, toujours le dos tourné, et croise les bras. Elle ne dit rien, un silence lourd envahit l'appartement. Elle entend même le bruit de la trotteuse de sa montre. Ni l'un ni l'autre ne bougent. Elle se décide enfin, elle continue à retenir ses larmes et revient vers la table sur laquelle Songki a posé la bouteille de soju. A son tour, elle s'en empare et en avale le maximum qu'elle peut. Elle déteste l'alcool. C'est dégueulasse. Mais elle aussi, elle peut jouer à ce petit jeu. Elle repose la bouteille de la même manière que Songki l'a fait quelques secondes auparavant.

    « On est à égalité, maintenant. Quoique... »

    Non, il est bien pire, tout ce qu'il a bu, elle veut le boire aussi, elle veut réussir à lui montrer la même haine qu'il a à son égard, sans qu'elle ne comprenne pourquoi. Alors elle reprend la bouteille, boit derechef, sent le goût immonde de l'alcool passer dans sa gorge. Et elle la repose à nouveau. Elle veut dire quelque chose. « Je te déteste, oppa ! ». C'est tout ce qui sort de sa bouche, sa voix tremble, et elle ne retient plus ses larmes, qui coulent soudainement sur son visage, tandis qu'elle se met à sangloter bêtement. Elle se retourne, elle ne veut pas qu'il la voie ainsi. Elle a trop pleuré devant lui. Et lui faire savoir qu'elle est blessée simplement parce qu'il a besoin d'une liberté qu'elle ne lui a jamais donnée. Une liberté qu'elle ne veut pas avoir par rapport à lui. Ça ne la dérange pas, elle, de toujours rester avec son frère. Elle n'a besoin de personne d'autre après tout. Mais si elle tient à lui, peut-être qu'elle devrait le laisser faire ce qu'il veut... « T'inquiète pas, je vais rentrer à la maison, papa doit être rentré. Fais attention à toi. »



Rimmy
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Oh Song Ki
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MessageSujet: Re: Being good just won't be good enough | ft. Songki   Mar 11 Déc - 19:40

« Stop. »

Il plisse le nez et la fixe un instant. Sa bouteille demeure sur la table, vide. Saleté de sœur. Pourquoi faisait-elle tout pour compliquer les choses ? Pourquoi n’était-elle pas capable de se la fermer un instant et de le laisser dans sa connerie profonde ? Non, elle en était incapable, comme lui aussi. Il soupire bruyamment et se lève d’un pas chancelant. Il se racle la gorge. Un grondement est presque audible. Il s’approche d’elle d’un pas lent ; d’un pas de loup. Il attrape son bras violemment et la tourne vers lui, découvrant ainsi les prunelles mouillées, pleines de larmes, sous son regard insensible. Elle l’exaspérait ? Un peu. Mais c’était l’alcoolémie qui le rendait aussi tenace et vexé. Il était vexé qu’on ait bu sa bouteille. Il était vexé qu’elle se casse alors qu’elle était là pour le voir. Il était vexé d’avoir perdu son temps dans un bar alors qu’elle était là. Il était vexé qu’elle lui fasse la surprise. Il était vexé qu’elle ne l’ai pas laissé simplement rentrer seul, sans que personne ne l’attende de pied ferme sur son canapé. Quand Song Ki était épris de l’alcool, il lui arrivait de souvent dire des bêtises plus grosses que lui, de faire des conneries plus énormes les unes des autres, mais le pauvre, il ne contrôle pas n’est-ce pas ? Song Ki est ivre, tout simplement. Ivre par l’alcoolémie. Ivre d’amour ? Oh non, ne rigolez pas, ce serait bien possible. Pourquoi a-t-il bu déjà ? Ah. Oui. Les papiers d’adoption. Le retour sur terre. La claque qu’il a reçu en pleine face, en une fraction de secondes. Un soupir s’échappe de ses lèvres. Il pue l’alcool, nom de dieu. Il devrait penser à la pauvre Hyo Rim qui se trouve en face de lui. Mais il s’en tape radicalement et se penche pour relever son menton du bout de ses doigts, vers lui. Il fronce les sourcils. Il la fixe. Ces prunelles mouillées ne l’interpellent même pas assez pour qu’il s’excuse ou la prenne dans ses bras – ce qu’il fait, quand il est sobre.

« Tu te casses alors que c’toi qui est venu déranger ma routine ? »

Il échappe un léger rire cynique et pousse un soupir exaspéré en levant les yeux au ciel. Non il ne rêve pas, elle voulait bel et bien partir et le laisser dans son ivresse qui lui payera un jour un séjour à l’hôpital, si il continue de la sorte. Mais Song Ki s’en fiche des dégâts que l’alcool peut avoir sur lui. Il se fiche même des dégâts qu’auront les gestes qu’il aura esquissé. Il grince des dents et penche davantage son visage vers celui de sa petite sœur. Petite sœur… Mon dieu que ce mot le dégoute, là, maintenant. Qui est-elle en fait ? Qui peut-elle bien être pour que ces parents lui aient cachés la vérité sur la petite demoiselle ? Elle n’était ni sa sœur, ni sa famille. Il ne savait finalement rien d’elle. Non, si, il savait des choses sur elle ; il avait juste l’impression de se trouver face à une autre personne ce soir. Quelqu’un qu’il redécouvrait d’une autre façon. Toute autre façon. Il est exaspéré d’elle, de lui, de ce qui les entoure. Il n’y a pas assez d’agitation, d’action. C’est mou. C’est lent. Ce silence le tue. Ce silence qui pèse est dangereux pour ses nerfs. Il grogne et lâche sa prise pour se diriger vers la cuisine.

« Si t’es là, c’pour me tenir compagnie, n’est-ce pas ? Rends toi utile, soeurette. »

Song Ki n’a jamais été si méchant, si narcissique, quand il s’adresse à sa sœur. Il sait, au fond, que c’est un profond choc, ces mots, ces gestes. Elle lui en voudra surement. Mais Song Ki sait qu’elle ne partira pas. Elle ne peut pas. Elle aime trop sa présence. Elle ne voudra surement pas le laisser seul dans cet état, non plus. C’est pourquoi il sourit tout seul ; victorieux. Il ouvre un placard sous l’évier et sort deux ou trois bouteilles de soju qu’il pose sur le rebord du plan de travail. Il esquisse un pas vers le salon, les bouteilles à la main. Il lui en lance une et s’approche à nouveau dangereusement d’elle.

« Et tant qu’à faire, suis la cadence, si tu le peux. »

Il échappe un rire et se penche vers son visage pour y déposer un baiser à la commissure de ses lèvres, là où restait encore une gouttelette d’alcool qu’elle avait engloutie en vitesse. Il glousse doucement et retourne dans son canapé où il s’affale. Il saisit la télécommande et allume la télévision. Il doit bien être minuit et demi, et le programme ne leur offre que des films d’horreur ou érotiques ; ou même des dessins animés sur les chaines pour enfant. C’en est désespérant. Il n’y a vraiment rien pour le divertir. Il n’y a rien sauf sa petite sœur. Il lui jette un regard. Elle est toujours debout à côté du canapé et de la table, à deux pas de la porte. Quoi ? Va-t-elle vraiment l’abandonner là ? Il échappe un rictus. Leurs regards se croisent.

« T’as peur que Oppa te viole ? Tch. Chui pas comme ça, Rimmy. Les seules meufs que j’me fais, elles ont le triple de ton âge. Comme si j’allais te toucher. »

Comme si il allait la toucher… Il en serait presque capable, c’était ça le pire. Et ce serait un acte indécent. Et ce serait un acte qui la traumatiserait, autant que lui, si ils se réveillaient dans le même lit le lendemain n’est-ce pas ? Il rit. Il rit ce con. Il est hilare de ses propres mots et avale gorgée sur gorgée de sa petite bouteille entre ses grands doigts. Il rit de ses conneries, parce qu’il les enchaine. Mais il est si fier…

« Assis toi, putain. Avant que j’m’énerve. »


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MessageSujet: Re: Being good just won't be good enough | ft. Songki   Mer 12 Déc - 16:24

    L'alcool monte vite à la tête, chez les non initiés. Hyorim l'admettrait volontiers ; elle n'était pas une grande buveuse, ni même une grande fêtarde. Elle était plutôt du genre à se reposer tranquillement à la maison, accompagnée d'amis ou de famille. Alors quand elle faisait semblant de tenir l'alcool, c'était assez comique. Elle restait plantée à côté du canapé, parce qu'elle sentait déjà sa tête tourner. Mais elle ne le montrerait pas à Songki – enfin, s'en rendrait-il compte ? Son état était tel qu'il n'y aurait probablement pas fait attention, de toute façon. Toujours est-il que Hyorim avait une certaine fierté, et montrer qu'elle se sentait fébrile après seulement quelques gorgées de soju ne l'enchantait guère.

    L'alcool n'a pas que des inconvénients. Bizarrement, elle se sentait mieux que quelques instants auparavant. Plus forte, plus confiante, prête à se battre – contre quoi ? Contre l'attitude tantôt désinvolte, tantôt hargneuse de son frère que l'alcool ne rendait visiblement pas des plus sociables. Si cette soirée la chamboulait tant, si les larmes roulaient déjà sur ses joues, c'est parce qu'elle ne l'avait jamais vu comme ça. Elle ne connaissait pas le Songki presque violent qui se dévoilait sous ses yeux. Elle le connaissait doux, charmant ; elle le connaissait gentil, attentionné ; elle le connaissait protecteur, prévenant. Il était brutal, méchant. Elle avait dit qu'elle s'en allait. Mais ses pieds ne voulaient pas bouger. Parce que si elle partait, ce serait de nouveau à elle de revenir vers lui. C'était toujours à elle de faire le premier pas. C'est censé être ça, une relation de frère et sœur ? N'est-ce pas censé être, au contraire, beaucoup plus simple ? Se voir quand on en a envie, se chamailler, ne plus se parler l'espace de cinq minutes, et recommencer l'instant d'après. Tout ce qu'ils avaient avant. Faire des trajets en voiture sur la banquette arrière, avec papa et maman devant ; se taper dessus et se faire gronder. Bouder quelques secondes. Recommencer encore une fois. Maintenant, leur relation consistait à se voir – souvent, certes, plus que des frères et sœurs ''normaux'' – mais à chacune de leur rencontre il y avait ce sentiment gênant, une atmosphère lourde. Hyorim se sentait mal à l'aise, elle ne savait pas quoi dire. Enfin, ce soir, c'était bien pire. Elle en avait des choses à dire, des tas ! Mais il n'était pas prêt à l'écouter. Il la provoquait.

    « Stop. »

    Ah ? C'est elle qui devait arrêter ? Elle n'avait rien fait, elle, simplement joué à son petit jeu. C'était elle la victime. C'est lui qui devait s'arrêter. Pas elle. Elle se mordit la lèvre, mais ne dit rien. Sa tête tournait encore un peu plus. Les larmes continuaient de couler doucement le long de son visage sans doute bouffi à cause des pleurs. Lui, il se lève de son fauteuil, s'approche doucement. Elle entend chacun de ses pas, elle le sent arriver, mais elle ne se tourne pas vers lui. Pour une fois que c'est lui qui se dirige vers elle. Peut-être va-t-il la prendre dans ses bras, s'excuser. Et alors elle pourra laisser librement ses larmes couler et lui dire qu'il est méchant, qu'elle le déteste. Et elle le pardonnera finalement, parce qu'elle lui pardonne tout. Sauf qu'il ne fait pas ça. Il prend son bras, violemment, la contraint à se tourner vers lui. Elle sent toute sa force l'abandonner pour se loger dans son frère. Elle l'observe, il l'observe. Son visage est crispé. Elle a envie de le pousser violemment, aussi violemment que la façon dont il lui a pris le bras. Mais tout son courage l'a quittée. Si elle a une marque sur le bras demain – qu'elle serait d'ailleurs capable de se faire elle-même – elle se fera un plaisir de la lui montrer et de l'accuser. Tandis qu'elle échafaude son plan, il la ramène à la réalité. Il se penche vers elle, soulève légèrement son menton. Et si elle le mordait ?

    « Tu te casses alors que c’toi qui est venu déranger ma routine ?»

    Non, justement, elle se casse pas. Elle reste là comme une conne pour se faire humilier, parce qu'elle adore ça, bien sûr, se faire humilier. Tandis qu'il poursuit : « Si t’es là, c’pour me tenir compagnie, n’est-ce pas ? Rends toi utile, soeurette. » Non, il se trompe. Une fois de plus. Elle n'est pas là pour lui « tenir compagnie ». N'importe qui peut tenir compagnie à quelqu'un d'autre. Mais ça, ce n'est pas une relation. Et elle espère entretenir une véritable relation avec son propre frère. Même s'il y a de quoi se le demander depuis quelques temps. Une relation est fondée sur le principe d'échange, de partage. « tenir compagnie », ce n'est ça : c'est profiter de l'autre. Et elle n'est pas son objet. En venant, elle voulait qu'ils partagent quelque chose, qu'ils parlent. Ils ne font rien de tout ça, au mieux ils se crient dessus. Ils partagent une bouteille. « Wah... ». Elle soupire à son tour. Il la lâche, se dirige vers la cuisine. Son cœur fait un raté. Il lui arrive quoi, ce soir ? Ça ne peut être que l'alcool. Il lui est peut-être arrivé quelque chose... Une peine de cœur ? Cette idée lui coupe le souffle, sa tête tourne encore plus tandis que son frère revient avec plusieurs bouteilles de soju. Un rictus se dessine sur son visage. Si elle était capable d'autant de désinvolture, elle en userait également. Mais elle se contente de rattraper bêtement la bouteille qu'il lui lance. Elle aurait pu la laisser lui échapper, peut-être qu'elle n'aurait pas été contrainte de la boire, puisqu'il lui lance : « Et tant qu’à faire, suis la cadence, si tu le peux. » Elle ne peut pas, mais elle va faire comme si. Rien que la vue de la bouteille la dégoûte, son estomac se noue. Elle a déjà envie de vomir.

    Elle ne l'a pas vu approcher. Elle ne l'a pas vu déposer un baiser au coin de ses lèvres. Mais elle l'a senti. Son cœur s'est emballé, elle a voulu lui dire de se calmer, parce que ce n'est pas normal d'avoir une telle réaction quand son propre frère agit de la sorte. Elle devrait exploser de rire parce que c'est une blague. Ou s'énerver parce qu'il la prend pour quelqu'un d'autre à cause de l'alcool. Elle ne fait aucun des deux, elle le laisse faire, ne dit rien, ne bouge pas. Elle se sent rougir, mais il ne remarquera pas. Dieu comme elle s'en veut. C'est vraiment pas normal d'être comme ça avec son frère. Et ce n'est pas normal d'être comme ça avec sa sœur ! Demain, quand il aurait décuvé, elle lui rappellerait toute cette soirée, dans les moindres détails... Menteuse... Elle ne le ferait pas, en tout cas cette partie du « baiser », si on peut appeler ça ainsi, resterait bien au chaud dans un coin de sa tête et de son cœur, mais elle ne la mentionnerait pas. Elle se sent honteuse. Elle n'a jamais ressenti ça en embrassant un de ses petits copains. « Aaaaah tais-toi », se dit-elle intérieurement. « Tu peux pas penser ça de ton frère. TON FRERE, petite conne ! ». Elle tente vainement de bloquer ses pensées, tandis que son frère est allé échouer sur le canapé. Il zappe. Quelle idée de mettre la télé à cette heure ci. Enfin, elle leur offre au moins un bruit de fond qui comble le silence.

    Il la regarde.« T’as peur que Oppa te viole ? Tch. Chui pas comme ça, Rimmy. Les seules meufs que j’me fais, elles ont le triple de ton âge. Comme si j’allais te toucher. » Elle n'arrive décidément pas à le suivre. L'alcool le rend fou. Elle ne répondra pas à cette attaque. Elle se contente de rester debout, comme un pantin et attend qu'un miracle se produise. « Assis toi, putain. Avant que j’m’énerve. » C'est censé être ça le miracle ? Cette énième phrase agressive ? Elle hésite, l'espace d'une seconde, à lui tourner le dos et à vraiment rentrer à la maison, où Pouchki l'attend sagement. Elle soupire. C'est elle le petit chien, puisqu'elle se déplace doucement vers le canapé, en titubant, avant de s'y affaler à son tour. Elle a fait attention de se mettre à l'autre bout du canapé, là où Songki n'est pas, pour garder une certaine distance entre eux. Elle hait cette distance, mais elle l'instaure de son propre chef.

    Elle lui prend la télécommande des mains sans lui jeter un regard et zappe à son tour. A cette heure-ci de la nuit, elle aime regarder des documentaires animaliers. C'est apaisant. Elle trouve une chaîne où il y en a et repose la télécommande sur l'accoudoir qui se situe de son côté de façon à ce que son frère ne la reprenne pas. Elle se sent mal : maux de ventre, nausée. Elle a l'impression d'être une femme enceinte. Comme une grande fille, elle reprend les deux bouteilles posées sur la table face à eux et les dépose par terre, de son côté également. Elle ne jouera pas à ce petit jeu. Qui plus est, son frère n'est pas plus en état qu'elle de le faire. Elle ne veut pas l'envoyer à l'hôpital, ce con. Elle lui en veut, mais elle l'aime quand même. Et puis, elle reste une sœur adorable que tout le monde rêve d'avoir. Du moins est-ce ce qu'elle se dit, intérieurement. Elle se relève, doucement, se dirige à son tour vers la cuisine en titubant, et ne manque pas de se prendre le coin d'un meuble dans la hanche. « Aïe ! ». Elle continue d'avancer péniblement et prend une bouteille d'eau avant de revenir s'asseoir sur le canapé. Elle débouche avec peine la bouteille et en boit quelques gorgées. Puis elle pose la bouteille, cette fois du côté de Songki.

    Le silence dure quelques secondes. Hyorim est femme de peu de mots, dans ces moments-là. Elle préfère les gestes. Alors elle se décide à s'allonger sur le canapé, et dépose doucement sa tête sur les jambes de son frère, attendant sa réaction. Il va peut-être la rejeter. Mais elle aura essayé. « Juste un instant, Song Ki. ». Juste un instant, elle veut rester ainsi. « Juste un instant... ». Juste un instant, elle veut sentir sa présence, calmement, sans cris, sans défi, sans haine, sans colère. Elle veut juste pouvoir apprécier ce moment, elle veut juste pouvoir aimer son frère sans qu'il ne la blâme, sans que personne ne la blâme. Elle prend une de ses mains qui repose sur l'accoudoir entre les siennes et lève les yeux vers lui. « Désolée... Tout ira mieux demain, hein ? ». Elle se retient de pleurer.

    Et de vomir... Elle se sent toute entière mal, vacillante, nauséeuse, mais essaie de garder la face pour son frère. Ce soir, elle aimerait qu'il arrête de la voir comme sa ''petite sœur'' et qu'il la traite comme quelqu'un de normal. On ne se comporte pas comme ça avec quelqu'un de normal, hein ? Elle veut être quelqu'un de normal, mais son quelqu'un spécial à la fois. Lui, il est quelqu'un de spécial pour elle. Sinon elle ne serait pas restée alors qu'il l'a traitée comme un vulgaire objet, qu'on jette dans un coin quand on n'a pas envie de l'utiliser. C'est en tout cas comme cela qu'elle l'a ressenti. Mais elle lui pardonne. Il a dû avoir une raison pour boire de la sorte... Pour la traiter de la sorte... Et il va lui expliquer. « Tu vas m'expliquer, hein ? ». Et sans réfléchir, elle lui saute au cou, secouant son estomac qui manifeste quant à lui son mécontentement en la rendant encore plus nauséeuse. Elle entoure ses bras fins autour du cou de son frère, serre autant qu'elle peut. Cela dure une demi-seconde, à peine. Parce qu'elle relâche immédiatement son étreinte, se rendant compte de son geste. Et elle retourne de son côté du canapé. Elle a repris la main de Songki dans la sienne, tremblante. Il va la rejeter, à nouveau.



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MessageSujet: Re: Being good just won't be good enough | ft. Songki   Sam 15 Déc - 11:33

Elle lui prend la télécommande des mains. Elle change de chaines. Ca l'énerve profondément. Il a envie de lui gueuler dessus et de remettre la chaîne télévisée qu'il avait mis auparavant. Seulement, Song Ki se rend compte qu'il n'en a rien à faire. Ce qu'il faut retenir, c'est l'obéissance de sa douce petite soeur. Un sourire s'affiche sur son visage. Un vieux rictus de victorieux, disons. Il est une énième fois, fier de dominer, quand il n'y a pas lieux d'être. Il soupire. Sa tête tourne légèrement. Ses yeux le piquent. Oh, ça, c'est l'effet que l'alcool a sur lui et sa petite personne. Il soupire une nouvelle fois et pose sa tête en arrière contre le dossier du canapé. Il ferme les yeux et s'imagine déjà ailleurs. Il s'imagine sans ces problèmes qui le tourmentent, sans l'amour, sans l'amitié, sans toutes ces choses qui font mal. Dieu sait combien de fois il a dû se morfondre dans l'alcool autrefois. Dieu sait combien de fois il a dû mentir à Hyo Rim en disant qu'il avait juste passé la soirée avec ses amis, alors que c'en était point le cas. Le menteur. Le vile. Il se rend compte si peu de ce qu'il dit, de ce qu'il fait, du mal, du bien, de tout et de rien. Song Ki ne se rend pas compte qu'il se fait mal à lui-même, autant qu'à la petite demoiselle à ses côtés. Il soupire et la voit se relever. « Aïe ! » Il sourit. Maladroite, comme toujours. Il aurait bien voulu l'aider, la soutenir, la tenir dans ses bras, mais il était trop lâche, trop exaspéré, trop en colère, trop ivre. C'est l'effet que l'alcool a sur lui. C'est l'effet que cela lui fait, toujours, irrévocablement. Et Song Ki se maudit qu'elle soit venue ce soir ; car il ne veut pas qu'elle voit ce spectacle déroutant.

La voilà qui s'allonge sur le canapé et pose sa tête sur ses cuisses. Il fronce les sourcils un instant, mais ce geste réussit à apaiser rapidement sa conscience et le mal qui le ronge. Il soupire et hésite à poser sa main sur sa tête. Il hésite à caresser sa chevelure comme il le faisait toujours autrefois. Il se mord la lèvre. " Tu es ivre, pauvre con. " Il grimace ; ivre par l'alcool. Rien de plus, rien de moins. « Juste un instant, Song Ki. » Elle répète ces mots plusieurs fois. « Juste un instant... » Il échappe même un sourire. Elle est si douce et si mignonne. Il ne pourrait la détester plus longtemps, lui en vouloir aussi longtemps, lui faire la gueule, l'engueuler, lui crier dessus. Song Ki en est capable ; mais pas pendant des heures, ni des journées, ni des mois. Song Ki est lasse de crier, et de se briser. Il aimerait, lui aussi, pouvoir ressentir des choses normales à l'égard de gens normaux. Seulement, d'où sa soeur est-elle une personne normale ? Ce n'est pas de l'amour fraternel. Ce n'est pas une haine qu'il ressentirait pour un ennemi basique. Non, il est plus en colère que cela encore. Ceux qu'il déteste à présent, ce sont ses parents. Ceux qui ne lui ont jamais dit la vérité sur elle, sur les papiers d'adoption qu'il a vu dans le bureau de Papa Oh. Un soupir. La main de Hyo Rim vient s'emparer de la sienne. Il ne bronche pas. Il la regarde juste, interloqué. Il se perd dans ses pensées, toutes aussi sordides qu'elles soient. « Désolée... Tout ira mieux demain, hein ? » Il soupire. Surement. Tout va toujours mieux le lendemain. Car Song Ki oublie. Car Hyo Rim oublie. Car ils se réveillent avec un mal de crâne et des souvenirs flous. Demain, il aura oublié la moitié de ce qu'il lui a dit. Une inspiration. Deux. Putain, ça pue l'alcool. Lui. Elle. Ils ne sont plus que deux loques dont l'alcool coule dans ces veines. Il se mord la lèvre. Et si demain, il se souvenait ? Et si elle lui en voulait ? Oh dieu, cela ne doit pas se produire.

« Tu vas m'expliquer, hein ? » Il fronce les sourcils. Lui expliquer ? Lui expliquer à quel point il se sent horriblement mal ? A quel point son coeur bat ? A quel point ses jambes tremblent quand il la voit ? A quel point il meurt d'envie de crier, de hurler ce qui le fait brûler de rage ? La pauvre enfant ne se rend pas compte. Elle ne voit pas à quel point il est lasse de ce genre de situation. Elle ne voit pas à quel point il a envie de tout casser. Song Ki est quelqu'un de très calme ; très sensible ; très courtois. Il préfère résoudre le mal par le mal, calmement, gentiment, sans crier, sans faire ne serait-ce un geste de travers. Seulement, il a perdu le contrôle. Un verre. Deux. Dix. Vingt. Le voilà à terre, lui et ses problèmes. Le voilà qu'il ne contrôle plus sa violence et sa colère. Il rougit de honte et de rage. Car elle veut savoir, mais elle ne doit pas. Ou. Peut-être qu'elle sait déjà. Peut-être qu'elle lui a menti depuis tout ce temps. Il soupire violemment, tandis qu'elle se jette à son cou, sous son regard surpris. Il se mord la lèvre en sentant l'odeur de son parfum. Parfum que lui et sa mère lui ont offert à son dernier anniversaire. Il lève les yeux au ciel tandis qu'elle repart en arrière, de peur de l'avoir irriter.

« Tu... Tu l'sais déjà.» Une voix froide. Une voix distante. Ses prunelles sont plantées dans les siennes. Il ne se mord plus la lèvre. Il ne rougit plus. Il est calme, posé, mais au fond, il bouillonne. Si elle sait déjà, il se sentirait trahi, n'est-ce pas ? Il se le sent déjà, de toute manière. « Comme si j'avais demandé à ce que l'on me cache, ce FAIT. » Son poing frappe le rebord de l'accoudoir du canapé. Son autre main se crispe. Son visage se referme. Putain. Si elle lui a menti, il risque de tout casser. « Ils auraient pu me le dire. Tu aurais pu me le dire. Mais au lieu de ça, vous m'avez tous menti pendant toutes ses années. » Conneries. Il ne dit que des conneries plus grosses que lui. Mais la froideur de ses mots atteignent surement la demoiselle. Il s'approche doucement d'elle. Son visage. Son souffle. Ses lèvres. Il rit jaune. « Tu sais quoi ? Ca me dégoûte. » Il se penche davantage. Il frôle ses lèvres. Il ne quitte pas ses yeux de son regard. Ses mâchoires se crispent. Ses dents grincent. Il y a cette putain d'envie de l'embrasser, de lui faire du mal, et aussi cette envie de crier, de lui dire à quel point il est meurtri par la vérité. Vérité qu'elle ne doit peut-être pas connaitre. « Je pourrais te blesser, te faire du mal, pour me venger. Mais tu restes ma soeur. Aha. Soeur. Ca sonne si faux. » Si faux... Car elle ne l'est finalement pas. Il ne l'embrasse pas. Il recule. Il instaure une distance. Il se refuse de lui faire ce mal là. Qui sait, c'est peut-être son premier baiser ? Il échappe un rire, exaspéré de lui-même et se lève. Il ne lui jette aucun regard et se dirige vers sa chambre. Il enlève son jean et son t-shirt. Il mets un jogging et rejoint la demoiselle, torse nu. Tentation futile de ces sentiments troublés.


RIMMY&SONGIE ~ Stripped and pollished, I am new, I am fresh. I am feeling so ambitious; you and me, flesh to flesh. 'Cause every breath that you will take when you are sitting next to me will bring life into my deepest hopes. What's your fantasy? What's your, what's your, what's your, what's your... 'Cause I was born to tell you I love you, and I am torn to do what I have to, to make you mine. Stay with me tonight.

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MessageSujet: Re: Being good just won't be good enough | ft. Songki   Sam 15 Déc - 14:48

    Elle aurait peut-être dû rester avec son ex. Il était mignon, vraiment. Puis gentil. Attentionné. Tout ce qu'elle voulait, il le lui offrait. Il l'écoutait aussi se plaindre à longueur de journée avec un sourire compatissant. Puis il la prenait dans ses bras et lui disait que tout irait bien, comme si elle était sur le point de mourir. Quand elle avait envie de rester toute la journée à regarder un film, il était d'accord. Quand elle changeait d'avis quelques minutes plus tard et décidait qu'elle avait envie d'aller promener Pouchki toute l'après-midi, il était d'accord. Alors ils passaient plusieurs heures tous les deux, elle monopolisait la parole – ce que son frère ne lui laissait pas faire, lui. Pas ce soir, en tout cas. Le pire dans tout ça, c'est qu'il ne recevait rien en retour. Elle ne savait rien de sa vie, cette petite égoïste ; s'il avait des frères et sœurs, des animaux, ou même son nom de famille. Et il ne disait rien, il acceptait son comportement de gamine avec un grand sourire. Elle se comportait comme une princesse insolente, la petite princesse pure mais quelle connasse. Il ne faut pas la toucher, il ne faut pas l'embrasser ; c'est elle qui décide. Et elle avait décidé de jouer la fille inaccessible. Sauf qu'elle passait juste pour une petite conne. Il l'aimait peut-être. Il l'aimait sûrement, pour rester avec elle alors qu'elle n'avait rien à lui offrir. Mais elle, elle savait bien qu'elle ne l'aimait pas. Oh elle l'appréciait bien sûr, comment ne pas s'attacher à un mec comme ça ? Sauf qu'elle n'avait jamais envie de le voir, quand elle était avec lui, elle pensait qu'elle aurait préféré être avec des copines. Ou avec son frère. Songki. Celui qui, ce soir, se comportait comme un salaud sans raison. Pourquoi vouloir passer du temps avec quelqu'un d'insupportable quand vous avez déjà quelqu'un de parfait à vos côtés ? Elle l'avait quitté. Avait affirmé qu'elle en aimait un autre, et ne pouvait rien faire. Elle croyait qu'elle lui avait dit un mensonge. Tout en sachant au fond d'elle que ce n'en était pas un. Sauf qu'elle ne l'avouerait pas. C'est une petite menteuse, Hyorim. Si seulement elle ne mentait qu'aux autres. Mais non, il fallait aussi qu'elle se mente à elle-même.

    C'était se mentir, que de penser qu'il la détestait, Songki ? Ce soir, elle en avait l'impression. Cruel. Il était cruel. Et elle acceptait bêtement cette cruauté, elle qui avait l'habitude que ce soit les autres qui la supportent. Avec son frère, c'était le contraire. Elle supportait son comportement, sans doute causé par l'alcool. Si seulement ce n'était que ça. C'est pas censé nous révéler, l'alcool ? Montrer une part cachée de soi-même ? Comme quand elle lui avait sauté au cou. C'est parce qu'elle en avait eu l'envie irrépressible. Et elle l'avait fait seulement parce qu'elle était sous l'emprise de l'alcool. Parce que depuis quelques temps, elle se serait empêchée de faire une telle chose. Parce que depuis quelques temps, elle ressentait des choses bizarres. Ou du moins lui avait-on dit que c'était étrange. Elle l'avait déduit. Quand une de ses amies lui avait dit qu'elle était bien contente que son frère s'en aille de la maison parce qu'ils ne faisaient que s'engueuler. Parce qu'un frère et une sœur ne sont pas censés se comporter comme une espèce de couple. Ce qui arrivait parfois à Songki et Hyorim. Les câlins, on les fait dans les moments difficiles, ou bien quand on est enfants, puis ça s'arrête. Mais eux, ça avait été le contraire. Leurs étreintes n'avaient qu'augmenté en grandissant. Elle avait pris l'habitude d'entourer ses bras autour du cou de son frère et de rester serrée contre lui plusieurs minutes. Sans raison. Comme si c'était naturel. Jusqu'à ce qu'elle se rende compte que c'était... Etrange. Anormal. Mais l'envie de le faire n'en avait pas diminué, au contraire même. Plus elle se rendait compte qu'elle ne devrait pas, plus elle avait envie de le faire. Amour de l'interdit ?

    Et lui de répondre : « Tu... Tu l'sais déjà.». Elle savait déjà quoi ? Qu'il n'avait plus envie de la voir, qu'il avait envie de vivre librement, et c'est pour cette raison qu'il agissait comme un salaud, ce soir ? Pour le lui faire comprendre par des gestes et des mots blessants ? Foutaises. Il n'était pas comme ça, Songki. Voilà dix-huit ans qu'elle le connaissait, qu'il ne se passait pas un jour – ou presque – sans qu'ils n'échangeassent un mot. Alors lui, vouloir l'abandonner ? Non. Peut-être qu'il avait rencontré l'amour et ne savait pas comment aborder la chose avec sa petite sœur. Elle, elle lui disait toujours quand elle avait un petit copain. Lui racontait chaque détail. Mais lui, non, bien sûr. Beau brun aux nombreuses conquêtes, air mystérieux sur le visage, sourire séducteur. On ne raconte pas ce genre de choses à sa petite sœur. « Comme si j'avais demandé à ce que l'on me cache, ce FAIT.» Ce... Fait ? De quoi il parle ? Il s'imagine des trucs ? Il s'imagine qu'elle a un nouveau copain et ne lui a rien dit ? Elle le regarde, interloquée, la bouche entrouverte. Il s'énerve. Frappe l'accoudoir. « Ils auraient pu me le dire. Tu aurais pu me le dire. Mais au lieu de ça, vous m'avez tous menti pendant toutes ses années. » Son frère devient fou, il se croit dans un univers parallèle où le monde entier est contre lui. Ca s'appelle de la paranoïa. Et même si c'était le cas, même si le monde entier était contre lui, alors elle, Hyorim, sa petite Rimmy, elle ne ferait pas partie du « monde entier ». Parce qu'elle resterait toujours son alliée. Sa plus grande alliée même. Mais il n'a pas l'air de le savoir. Comment ça, « tous », comment ça, « menti » ? Des années ? Il croit qu'on a monté un complot ? Par tous, entend-il sa famille ? Qu'est ce qu'ils auraient pu lui cacher ? Si... Si ses parents lui avaient caché quelque chose, alors ils l'avaient aussi caché à leur fille... Depuis quelques temps, elle était dans son trip d'enfant de huit ans qui reste persuadé que ses parents ne sont pas ses vrais parents. Mais elle avait l'impression d'avoir des raisons d'y croire. Elle n'avait aucun trait de ressemblance, ni avec son père, ni avec sa mère. Ni même avec son frère. Tandis que lui, lui... Il avait le nez de son père. Les yeux de sa mère. A voir les photos de son enfance, tous disaient « oh, c'est son père quand il était jeune ! ». Tandis que Hyorim n'avait jamais eu droit à ce genre de remarque. Ca l'avait longtemps vexée. Puis elle avait fini par se poser cette question... « Et si... Et si... ils n'étaient pas mes parents ? ». Et lui, il continue. « Tu sais quoi ? Ca me dégoûte. » Il ne doit pas parler de la même chose qu'elle, ce n'est pas possible... Ce n'est pas possible qu'il approche son visage, comme ça... Que ses lèvres frôlent celles de sa sœur, ce n'est pas possible. Elle frissonne, ne bouge pas. L'observe. Il n'a pas fini. « Je pourrais te blesser, te faire du mal, pour me venger. Mais tu restes ma soeur. Aha. Soeur. Ca sonne si faux. » Il parle de la même chose. Il a eu les mêmes doutes. Il en sait plus qu'elle. Il s'éloigne, brusquement. Son estomac se noue et elle le regarde. Folle. Elle a eu envie qu'il l'embrasse. Elle a envie qu'il l'embrasse. Tout se mélange dans sa tête. Et si ce n'était pas son frère ? Mais elle vient d'où, s'il n'est pas son frère ? Qui est-elle ? Hyo Rim, la petite Hyo Rim, est inventée ? Montée de toute pièce ? Il rit. Imbécile. Et il l'abandonne là, avec toutes ses questions.

    Quand il revient, il est torse nu. Hyorim le sait, que son frère est beau. Il n'a pas besoin de lui prouver. Il n'a pas besoin de revenir alors qu'elle se sent comme une folle qui ne sait pas contrôler ses envies. Les envies qu'elle a vis-à-vis de... Son frère ? S'il est son frère... Elle le regarde, assise sur le canapé. Puis elle se lève à son tour. Elle ne sait plus ce qu'elle fait, sa tête tourne. Et elle défait sa robe, qui vient se poser sur le sol. Un pas. Puis un autre. Observe son frère. Et d'une voix faible, tremblante, lui dit : « C'est toi... Qui me caches des choses. » Elle avance encore un peu, pose sa tête sur l'épaule de son frère. Et murmure. « Moi, je suis capable de me mettre à nu devant toi. » Elle frissonne, elle a froid, elle a peur. Sa tête se relève. Et elle approche ses lèvres de celles de son frère. Son cœur bat à tout rompre, elle va exploser, elle ne réfléchit pas une seconde à ce qu'elle fait, ou même à ce qu'elle dit. Elle pose ses lèvres sur celles de son frère. Ce n'est pas vraiment un baiser. Elle n'a jamais su embrasser, Hyorim. Mais elle laisse ses lèvres posées sur celles de... Ce frère, celui qu'elle a toujours vu comme un frère. Pourtant, elle aimerait qu'il n'en soit pas un. Mais avant de savoir ce qu'il est, peut-être faudrait-il savoir qui elle est. Une larme salée vient se loger au coin de ses lèvres.

EDIT:
Spoiler:
 



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MessageSujet: Re: Being good just won't be good enough | ft. Songki   Sam 15 Déc - 23:09

Elle a soudainement retiré sa robe. Sous son regard interloqué, elle s’est avancée vers lui. Il grimace déjà de stupeur, d’anxiété. Ce n’est pas tous les jours qu’une demoiselle s’offre ainsi sous son regard. Cela n’arrive même jamais. Song Ki est gêné. Extrêmement gêné. Mais au fond, il brûle. Il brûle d’envie d’en voir plus, de la toucher, de la sentir contre lui. Evidemment il se le refuse. Comme si il avait le droit de la toucher comme il toucherait une prostituée dans un bar. Ce n’est pas du tout la même chose. Loin de là. La différence entre elle et ces filles qu’il approche sans crier gare, est immense. C’est un fossé étrange, qu’il ne peut franchir. Un fossé qui les préserve de tout ce mal qu’ils peuvent ressentir en s’approchant l’un de l’autre. Seulement, il a mal. Elle a mal. Ils se font mal, là, maintenant. Par sa faute. Par son ivresse. De toute évidence, il n’avait pas convenu ce geste démesuré venant de sa sœur. Comme si il s’attendait à ce qu’elle se désape à son tour. Ce n’est pas son genre, non ce n’est pas Hyo Rim. Il ne fait que froncer les sourcils, mais déjà la voilà qui approche. « Moi, je suis capable de me mettre à nu devant toi. » Il grimace. Ce n’est point une métaphore. Dans ces paroles, les gestes suivent, et la voilà tout près de lui. Trop près de lui. Il grimace et racle sa gorge malgré lui. Oh oui, elle le fait frissonner, là, tout de suite. Oh oui, son corps est attirant, terriblement attirant. Mais il ne faut pas oublier pour quoi il est là, en colère, ivre, contre lui et ses pensées, contre elle et sa façon d’être si jolie, si mignonne. Elle brille comme un cristal, comme un diamant qu’on mettrait à la lumière du jour. Sauf qu’il fait noir, terriblement noir. Song Ki soupire. Elle s’est approchée. Sur la pointe des pieds, il la sent se coller à lui. Il la voit glisser son visage vers le sien, dangereusement. Pourquoi ne fait-il rien pour l’en empêcher ? Car il en est incapable. Il se laisse faire. Il sent la douceur de ses deux lèvres charnues, fines, se poser contre les siennes. Tel sensation ne l’a jamais traversé ; tel battement de cœur ne lui est jamais apparu jusque-là. Il frissonne au contact de ses lèvres. Il s’empêche de répondre au baiser. Il se fait violence pour le prolonger. Son poing se serre. Ses doigts se crispent. Son corps reste raide et sans vie. Pourquoi fait-elle ça ? Pourquoi le torturer ainsi alors qu’il s’attèle à la repousser et lui faire du mal ? Il ne le veut pas. Peut-être est-ce la raison pour laquelle la demoiselle persiste. Il s’en tape et recule violemment, la poussant de toutes ses forces avec ses mains. Son regard se noircit. Ses mains reviennent le long de son corps. Il s’accole au mur, tremblant, haletant. C’était divin. C’est ça le pire.

« Pourquoi tu m’fais ça ? » Il grogne presque ; sa voix est rauque, froide. Au fond, il brûle d’envie de recommencer, mais Song Ki ne peut pas. Il ne doit pas. C’est terminée ce genre de faiblesses futiles. « T’as pas compris que tu m’fais chier, Hyo Rim ? » Sa voix est cassante, tranchante, elle brûle là où elle passe. Elle glisse et elle rafle tout ce qui se trouve sur son passage. Elle griffe. Elle brise. Elle blesse. « J’viens de te dire que TU me dégoutes. Que nos parents me dégoutent. Et tu persistes ? Oh s’teuplait, Rimmy, me dit pas que tu sais pas. » Il frappe du poing sur la petite table à coté de lui. Il soupire bruyamment, lève les yeux au ciel. Il est exaspéré. Il en peut plus. Il veut exploser. Mais Song Ki est encore lui-même pour savoir que ça effrayerait sa sœur. Sa douce, tendre, chère sœur que voilà, qui se trouve face à lui, avec un air hébété, comme si il était fou. L’est-il ? Peut-être bien. Fou de perdre le contrôle, fou de ne pas comprendre la vérité et le mensonge. Il recule et bute contre la porte derrière lui. Il se cogne la tête et jure. « Regarde. REGARDE. A cause de toi, j’arrive à rien. Dès que t’es là. Dès que j’bois. Dès que quelque chose va mal. » Il crie. Il ne retient plus sa colère. Son poing frappe le mur, une ou deux fois. Il risque de l’effrayer, mais autrefois, il a perdu le contrôle ainsi. La seule présence de Hyo Rim a réussi à le calmer. Seulement aujourd’hui c’est tout le contraire. Elle ne fait qu’aiguiser chacun de ses sens, de ses mœurs. Il a encore plus envie d’hurler. Encore plus envie de partir, fuir, aller loin d’elle et de tout ça. Putain, elle n’est pas sa sœur. C’est ca qui le rend dingue. Il y a de quoi. Après des années à vivre ensemble, tout partagé, la vérité éclate. La vérité fait rage. Il ne peut le croire. Il ne peut avaler ça. Il en est incapable. Lui qui répondait à chaque interrogation de sa sœur que si ils étaient différents, c’était parce qu’ils étaient uniques. Lui qui lui disait que ses cheveux étaient plus lisses que ceux de maman, parce que la nature l’avait décidé. Lui qui disait qu’elle n’avait aucune vocation parce qu’elle vivait avec des gens aux métiers parfaits. Il avait faux. Il avait tort, totalement tort. « T’es bien au courant, non ? »

Il s’est calmé quelque peu. Song Ki avance d’un pas, puis deux. Il avance vers elle, silencieux. Il a honte de ses sauts d’humeurs, le petit. Il a honte d’être si exécrable, mais il veut comprendre. Mais, alors qu’il avance, l’électricité saute. Les lumières s’éteignent. Le son de la télévision laisse place à un silence plat. Il reste figé au plein milieu de la pièce, à un mètre d’elle. Et un coup de tonnerre brise le silence, un éclair avec lui. Il ne manquait plus que cela. une coupure d’électricité et l’obligation d’aller se coucher, dans, surement, le même lit qu’elle ; l’obligation de la garder là, l’obligation de croupir dans le noir, sans pouvoir, finalement, la voir, et lui dire la vérité. « Génial. Manquait plus que ça pour combler ma soirée. »


RIMMY&SONGIE ~ Stripped and pollished, I am new, I am fresh. I am feeling so ambitious; you and me, flesh to flesh. 'Cause every breath that you will take when you are sitting next to me will bring life into my deepest hopes. What's your fantasy? What's your, what's your, what's your, what's your... 'Cause I was born to tell you I love you, and I am torn to do what I have to, to make you mine. Stay with me tonight.

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MessageSujet: Re: Being good just won't be good enough | ft. Songki   Mar 25 Déc - 15:25

« But you didn't have to cut me off
Make out like it never happened
And that we were nothing
And I don't even need your love
But you treat me like a stranger
And that feels so rough »


    Son impulsivité la perdra. Dès l'instant où elle se rend compte de ce qu'elle a fait, elle regrette. Aucun homme ne l'a jamais vue de la sorte, et le premier à qui elle se montre, maintenant qu'elle a grandi, que son corps est devenu celui d'une femme, c'est son frère ? Son frère ? Celui avec qui elle partage le lien du sang, celui avec qui elle a grandi, celui qui se comporte comme un véritable salaud. Et elle, en plus de ça, elle a osé poser ses lèvres sur celles de Song Ki, comme s'il s'agissait de quelque chose de normal. Elle regrette, elle regrette. Sauf que maintenant, c'est fait, maintenant, elle ne peut plus retourner en arrière. Parce qu'elle se tient là, à moitié nue, face à celui qu'elle appelle son frère. Les émotions la traversent sans qu'elle ne puisse les décrypter ; tantôt regret, tantôt colère, tantôt désir, tantôt tristesse. Est-ce parce que son cœur essaie de tout garder en lui qu'il bat si vite et si fort ? Est-ce parce qu'elle essaie de comprendre que sa tête lui fait si mal ? Et puis, pourquoi est-ce qu'il sous-entend des tas de choses, des choses qu'elle ne comprend pas, qu'elle ne comprendra pas s'il ne lui explique pas clairement... Il parle comme si elle n'était pas ce qu'elle est, sa sœur. Et elle se comporte comme si elle ne l'était pas. Cette dure réalité lui revient en pleine face, elle est bien sa sœur, elle ne doit pas faire ça. Il la repousse violemment, et elle se laisse faire, elle sait qu'elle est un intrus, alors pourquoi résister ? Elle déteste la violence de son frère, mais la sensation désagréable qu'elle mérite cette violence la hante, la possède et l'empêche de l'aimer comme elle le voudrait. Plusieurs pas en arrière, l'expression de son frère qu'elle ne pouvait pas voir quelques secondes auparavant – tout ce qu'elle voyait était le contour de ses lèvres qui l'attiraient tant – lui apparaît soudainement. Est-ce du dégoût ou de la colère ? Il ne va rien lui expliquer. Il est décidé à agir de façon à ce qu'elle ne saisisse pas un instant ce qu'il se passe, ce soir. Son regard lui fait peur, ce n'est pas celui du Song Ki qu'elle connaît. Il s'est éloigné d'elle brusquement, son corps s'est raidi, et Hyo Rim, elle, s'est trouvée là, on ne peut plus gênée, l'image de son corps frêle et tremblotant lui revenant en pleine face. Elle n'a pas le corps de ces tentatrices, de ces femmes, parmi lesquelles se trouve celle qu'il aurait pu ramener aujourd'hui. Les mots sont insuffisants quand on est amené à parler de sentiments. Parce que ce qu'elle ressent à cet instant, à cette pensée, elle ne sait le décrire. Son corps brûle de haine, d'envie, de colère. Tout se mélange et elle est sur le point d'exploser. Mais celui qui explose, c'est son frère, ce n'est pas elle. Pas la sage petite Hyo Rim qui veut faire plaisir à ses parents comme à son frère. Son frère qu'elle déçoit tant. Tiraillée entre l'envie de lui sauter dans les bras à nouveau, de prendre possession de ses lèvres qui ne lui sont en rien fraternelles, et l'envie de partir en courant, en pleurant, en criant, en lui lançant les pires insultes, en lui balançant tout ce qu'elle a sur le cœur... Si seulement elle était capable de l'exprimer. Elle reste juste plantée là, les bras ballants, attendant que les choses se passent. Comme si elles allaient se passer.

    « Pourquoi tu m’fais ça ? T’as pas compris que tu m’fais chier, Hyo Rim ? ». Si, elle l'a compris. Plus que quiconque, elle l'a compris. Que tu veux l'évincer de ta vie, que tu veux te débarrasser de cette sœur trop collante, trop bizarre, au comportement inadapté, aux réactions enfantines, aux pleurs trop fréquents. « J’viens de te dire que TU me dégoutes. Que nos parents me dégoutent. Et tu persistes ? Oh s’teuplait, Rimmy, me dit pas que tu sais pas. » C'est toi qui es incompréhensible, qui agis comme si tu savais quelque chose qu'elle ne sait pas, elle, comme si un événement était venu tout bouleverser et que tout le monde était au courant sauf elle. Est-ce qu'elle est censée être au courant ? Elle te regarde avec ses grands yeux écarquillés, elle te regarde t'énerver, frapper sur la table ; elle sursaute. Il ne sait plus ce qu'il fait, il raconte n'importe quoi, il ne sait plus ce qu'il fait au point de se cogner la tête. Elle hésite à aller voir si tout va bien. Elle ne le fait pas. Elle a trop peur de sa réaction. « Regarde. REGARDE. A cause de toi, j’arrive à rien. Dès que t’es là. Dès que j’bois. Dès que quelque chose va mal. » Ce n'est pas quelque chose qui va mal. C'est toi. Si tu n'allais pas mal, tu n'aurais pas bu à ce point, tu ne te serais pas comporté comme un salaud. Tu aurais dit les choses clairement, et elle t'aurait compris, comme d'habitude. Ce soir-là n'est pas comme d'habitude, elle ne te comprend pas, elle ne sait pas comment se comporter. Et tu la pousses à mal agir. Elle te dégoûte, hein... Elle te dégoûte au point que tu te fais mal à frappant le mur avec ton poing. Et elle ne bouge pas de sa place, elle a croisé les bras, elle couvre sa peau nue qui frissonne – de froid, mais surtout de peur. La peur d'être rejetée, la peur de finalement comprendre. « T’es bien au courant, non ? » Non, elle n'est pas au courant. Elle va te dire qu'elle n'est au courant de rien et tu vas finir par lui expliquer ce qui t'énerve tant, et enfin, enfin, elle pourra essayer de te calmer. Ça ne doit pas être grand chose, hein ? C'est l'alcool qui te fait cet effet, hein ?

    Il s'avance vers elle, elle va enfin comprendre. Ses lèvres s'entrouvrent, elle va enfin pouvoir lui poser les cent questions qui la tiraillent. Et lui aussi. Sauf que Dieu en a décidé autrement. Les obstacles s'ajoutent un à un pour les empêcher de se comprendre. De s'aimer ? Plus d'électricité, juste le bruit insupportable du tonnerre qui s'empare de Séoul. Son corps sursaute tandis qu'elle voit l'appartement plongé dans le noir le plus complet. Et lui, agacé, lance : « Génial. Manquait plus que ça pour combler ma soirée. » Et elle, quelque part, elle s'en contente. Elle a l'impression que le calme est revenu, malgré l'orage. Elle déteste l'orage, mais ce soir-là, elle le remercie. Parce qu'elle est avec lui, enfin. Lui qui a arrêté d'avancer vers elle. Elle prend le relais et fait un pas hésitant, ne sachant pas vraiment où elle met les pieds. Puis un deuxième. Un troisième. Jusqu'à ce qu'elle soit si proche de lui qu'elle sente son souffle. Elle est prise d'une chaleur incontrôlable – pourtant, elle avait froid quelques secondes auparavant. Son corps frissonne, cette sensation bizarre s'empare d'elle toute entière une nouvelle fois. Alors elle lui dit : « Je ne comprends vraiment pas ce que tu veux dire. Mais je te promets de t'écouter ; et si je le peux, de t'expliquer. Mais c'est toi qui as des choses à me dire, non ? ». Sans lui laisser le temps de répondre, de sa main tremblante elle prend celle de Song Ki tandis que le tonnerre résonne une nouvelle fois. Elle sursaute. Puis elle tire son frère par la main, cherchant le couloir qui les amène vers sa chambre. Elle tâtonne, touche les murs, les meubles, avance lentement. Son étreinte se resserre tandis qu'ils avancent. Elle ne veut pas le lâcher. Elle a l'impression que si elle le lâche, il ne va plus jamais reprendre sa main. Elle ne veut pas être abandonnée.

    Et finalement, ils arrivent dans cette chambre vide, froide. Toujours sans lâcher la main de ce frère, elle se dirige vers le lit, l'entraînant avec elle. Elle défait la couverture plissée et s'y loge doucement, le contraint à s'asseoir tandis qu'elle s'y couche. L'orage s'intensifie, l'électricité ne revient pas. Elle lâche, dans un murmure : « Tu vas pas me laisser rentrer à la maison, hein ? Pas comme ça... » Par là, elle sous-entend évidemment que le temps ne le lui permet pas. Mais également qu'elle ne veut pas partir et laisser leur relation dans cet état ; complètement détériorée. Elle veut avoir la plus belle relation avec celui qu'elle appelle Oppa. Le tonnerre retentit, encore plus fort, impression ou non, Hyo Rim sent les meubles trembler, et ses bras viennent entourer le torse du jeune homme qui lui tourne le dos. Quelle situation, pour un frère et une sœur. Elle est là, en sous-vêtements, collée à son frère, pensant que ce qui lui donne si chaud, c'est l'alcool. Rien que l'alcool. C'est en tout cas sans doute ce qui la pousse à être si tactile, elle qui cherchait à éviter ce genre de contacts avec son frère dernièrement. Ses mains se posent doucement sur ses épaules, et plus l'orage gronde, plus ses ongles s'enfoncent dans sa peau; plus elle sent son cœur battre fort. Elle n'a jamais ressenti tout cela, c'est nouveau, elle ne comprend pas, tout se mélange dans sa tête, dans son cœur, dans son corps tout entier. Sa tête vient se poser sur le dos de Song Ki, sa poitrine tantôt touche le corps du brun, tantôt s'en éloigne, au rythme de sa respiration. Elle resserre son étreinte, se rapproche de lui, le serre si fort qu'elle a l'impression qu'il ne pourra jamais s'en débarrasser. Dans un sanglot, elle lui dit : « Je... Je sais pas ce que je fais, mais j'arrive pas à faire autrement... Je veux pas que tu m'abandonnes, tu comprends ? Alors explique-moi... Explique-moi ce que j'ai fait pour mériter tout ça ! ». Ses paroles sont étouffées par ses sanglots. Peut-être ne comprend-il pas un traître mot de ce qu'elle lui dit. Mais elle lui a dit.



Rimmy
Closing your eyes isn't going to change anything. Nothing's going to disappear just because you can't see what's going on. In fact, things will even be worse the next time you open your eyes. Keep your eyes wide open. Only a coward closes his eyes. Closing your eyes and plugging up your ears won't make time stand still.
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MessageSujet: Re: Being good just won't be good enough | ft. Songki   Mar 25 Déc - 16:44

« Tu vas pas me laisser rentrer à la maison, hein ? Pas comme ça... » Quand elle prononce ces quelques mots et le tire sans un mot vers sa chambre, il ne fait que la fixer d’un air grave, dur. Song Ki déteste se trouver être aussi dur et mesquin avec elle, mais il est vrai qu’il n’a pas le choix. L’alcool n’arrange pas son humeur, mais cette nouvelle est si épuisante pour lui qu’il ne peut rien faire à part montrer cette facette de sa personnalité. Il voudrait lâcher la demoiselle, il voudrait lui échapper et s’enfuir, mais il ne bouge pas. Arrivé aux abords de sa chambre, la porte s’ouvre, laissant place à un petit bordel agréable. Il soupire et s’assoit silencieusement sur le rebord de son lit deux places, fixant la demoiselle, écoutant chacun de ses soupirs et de ses paroles. Song Ki qui était si adorable et protecteur devenait peu à peu le méchant loup qui terrorise sa jeune sœur. Ce n’est pas son but, loin de là. Song Ki aimerait tellement pouvoir retourner en arrière et n’avoir rien découvert, rien vu dans ce tiroir qu’il s’est autorisé à ouvrir. Un soupir bruyant, couvrant à peine les coups de tonnerre qui font tremblés sa sœur. Autrefois, il se ruait vers elle pour la protéger de ses bras. Ce soir, cette nuit, il n’en fit rien. Il la fixait juste, elle et ses tremblements de fillette. Il trouvait ça à la fois niaise, énervant et mignon. Très mignon. Trop mignon. C’était bien ça le problème. Etait-ce normal de trouver sa sœur « mignonne » ? Il soupire, exaspéré par lui-même. Il se mord la lèvre et n’ose la fixer plus longtemps, car mine de rien, mademoiselle est mignonne, et jolie. Ses cheveux qui retombent sur ses épaules. Ses prunelles noires. Son nez fin. Tout ce qui définit son visage, sa silhouette, il aime ça. Il les dévore en quelque sorte. Elle était encore dénudée. Elle était encore en sous-vêtements face à lui, faisant rougir quelque peu ses joues rondes. Elle s’approchait près de lui. Elle s’approche toujours. Elle pose ses mains sur ses épaules. Ses ongles s’enfoncent avec la peur. Song Ki ne dit rien, il ne bronche même pas, si cela peut apaiser sa peine, il se laisserait battre pendant des heures. Song Ki soupire. Elle a peur. Elle tremble. Et au fond de lui, le grand frère qu’il a toujours été, marmonne de bouger ses fesses et la rassurer. Au fond, il se persuade d’agir, et de la protéger, mais son visage reste de marbre, insensible à la fragilité de la demoiselle. Song Ki lève les yeux vers elle quand elle se met à parler. « Je... Je sais pas ce que je fais, mais j'arrive pas à faire autrement... Je veux pas que tu m'abandonnes, tu comprends ? Alors explique-moi... Explique-moi ce que j'ai fait pour mériter tout ça ! » Ses mains se mettent à trembler. Alors elle ne sait vraiment rien n’est-ce pas ? Alors c’est un mystère impossible à résoudre ? Il aurait mieux fait de demander à ses parents ce que cela signifiait au lieu de s’acharner sur la demoiselle, mais la peur, la frayeur, le dégout l’avait emporté sur tout le reste. Il n’aurait pas du… Oui. C’était vrai. Il semblait être le plus gros des imbéciles que l’on eut pu voir sur terre au moment où il la fixait, là, à cet instant. Il se mord la lèvre. Que faire ? Que dire ? S’excuser ? Expliquer ? La rassurer ? Oh pauvre idiot tu te planteras à jamais. Oh pauvre idiot tu viens de la perdre, lui, ta famille, tout ce qui vous a lié pendant tout ce temps. Il grimace et se mord la lèvre encore plus profondément.

« Rimmy, je… » Ferme là. Prend la dans tes bras. Arrête tes conneries mon gars, elle chiale. Song Ki fixe la demoiselle et y voit toute la fragilité du monde. Sa douce peau qui frôle la sienne ; peau froide, glaciale, par ailleurs. Ses frissonnements de froid. De peur. D’envie. Elle est tout et rien. Elle est jolie et hideuse. Elle est magnifique et incroyablement détestable. Elle… Chut. Tu te tortures mec. « Rimmy, je ne suis qu’un idiot… » Oh oui, un bel idiot, un magnifique idiot. Voir… crétin fini. Mais ça, elle est la seule à pouvoir décider, à juger le comportement de son frère. Il déglutit doucement et glisse sa main vers la joue de sa « petite sœur ». Ses doigts y frolent doucement la peau de Hyo Rim. C’est destructeur. C’est définitivement horriblement tentant pour lui. Pourquoi lui infliger ça ? pourquoi à lui ? pourquoi à eux ? Song Ki baisse son regard vers ses mains et entend l’orage gronder. Il se lève lentement, pousse la demoiselle pour qu’elle s’assoit à son tour sur le rebord du lit et s’affaire à récupérer une vieille couverture qu’il dépose sur ses épaules, silencieusement. Il n’ose dire quelque chose. Il serait à la fois cassant et doux. Elle ne comprendrait alors rien. Tantôt Song Ki est nerveux, détestable, mesquin, impossible, tantôt il est doux, mignon, adorable. On ne peut le comprendre. Lui et l’alcool c’est une grande histoire compliqué. Lui et la relation qu’il entretient avec sa sœur aussi, d’ailleurs. « Je suis désolé. Tu peux dormir ici, j’irais sur le canapé pour décuver. Tu peux te doucher, tes effets personnels de la dernière fois sont restés à la même place. Pour ce qui est du reste… Laisse… » Il s’interrompe en la fixant. Il se met à genoux face à elle et dépose ses mains sur ses cuisses, lui faisant face. Sa main droite déplace quelques mèches de cheveux de Hyo Rim. « Laisse. Ce n’est rien. Tu n’as pas à t’infliger cela. C’est… Je dois parler aux parents. » Oui, les parents. C’est la meilleure solution. C’est ce qu’il aurait du faire dès le départ. Il soupire. Quel ivrogne à la personnalité impossible à supporter, n’est-ce pas ? L’alcool est la seule raison de toutes ces réactions impulsiveset câlines à la fois. « Je n’aurais pas du m’énerver contre toi. Tu… tu n’y es pour rien, Hyo Rim. » Sachez que… Rare sont les fois où Song Ki appelle sa sœur par son prénom.


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